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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 20:19

La DARES et le Centre d’analyse stratégique (qui a succédé au Commissariat au Plan) viennent de publier le rapport du groupe « prospective et qualifications » sur les métiers en 2015. Ce rapport fait suite au rapport Seibel qui faisait la même réflexion il y a 5 ans, mais à l’horizon 2010. Ce rapport est extrêmement riche et mérite une analyse fine. Je me contenterais pour l’instant de quelques observations majeures.

Le rapport Seibel faisait l’hypothèse d’une croissance de 2.9% par an dans son scénario moyen et de 2.4% dans une variante basse. La conséquence en était une prévision de taux de chômage à 6.7% en 2005 (8.4% dans la variante basse) qui s’est révélée très optimiste.

Le nouveau rapport est donc plus prudent, dans ses hypothèses, avec le choix d’une croissance de 2% et un emploi assez systématique du conditionnel dans la synthèse présentée au début du rapport. Il prévoit la création nette de 1.5 million d’emploi contre 2.8 million dans le rapport Seibel.  Il semble à la lecture qu’il y a eu débat au sein du groupe (ce qui est plutôt une bonne chose) et que les idées ont évolué avec le temps. Le rapport contient page 34 un encadré, intitulé « stabilisation de la population active, vieillissement et chômage : les apports de la littérature, » texte qui émet l’idée que la baisse de la population active, non seulement ne résout pas le chômage mais pourrait même l’augmenter. Ce texte est très conforme à la tribune que j’ai écrite avec Alexandre Delaigue, publiée par Le Monde le 10 novembre.

Autre satisfaction personnelle, les prévisions de départ des professeurs dans les 10 ans ne reprennent pas les fantasmes de départ de 50% des fonctionnaires dans les 10 ans. La proportion est de l’ordre de 30%.

S’il y incertitude sur les volumes globaux de création d’emploi, qui dépendront de la croissance réelle, les prévisions par métier sont en fait plus sûres. On comprendra en effet qu’une erreur de 3% sur le volume futur d’emploi est assez marginale sur l’évolution d’un emploi prévue en croissance de 30% ou en décroissance du même taux : les tendances fortes demeurent. Il faudra comparer ces tendances avec celles du rapport précèdent mais il ne semble pas à première vue y avoir de changement majeur. On a toujours une augmentation des métiers de cadres et de service à la personne et une diminution forte des métiers d’ouvriers non qualifiés.

La principale nouveauté est la mise en évidence de la grande différence d’évolution suivant les sexes. En effet, la plupart des familles professionnelles qui verront de fortes créations d’ »emploi sont peu mixtes. C’est le cas notamment des familles qui viennent en 1er , 4ème, 8ème et 9ème place, qui comptent respectivement  99, 91, 98 et 87 % de femmes, quand le  2ème, le 7ème et le 10ème en comptent respectivement 20, 11 et 23%.

Quand on croise ces constat avec les niveaux de qualification, on s’aperçoit que les deux métiers en développement les plus féminins (à 98% et 99%) sont des métiers peu qualifiés : assistantes maternelles, aides à domicile et employés de maison. Alors que les filles ont un taux de réussite au bac nettement supérieur à celui des garçons ! Le rapport Seibel montrait que le nombre d’emplois non qualifiés disponibles serait plus faible que celui des jeunes qui sortent sans qualification de l’Education Nationale, on découvre maintenant que ces emplois seront surtout féminins. Les garçons non qualifiés auront donc très peu de propositions d’emploi alors qu’on risque d’avoir de grandes difficultés de recrutement dans les métiers non qualifiés « féminins » ou des déqualifications de la part de certaines femmes. Le rapport explore les pistes de mobilité et d’évolution de la mixité. Ce sujet est évidemment à creuser !

A l’autre bout de l’échelle des qualifications, l’augmentation du nombre de cadres pourrait profiter aux femmes qui ne sont que 20% de cette catégorie. Mais la stagnation du nombre d’employés qualifiés pourrait désavantager les femmes de qualification intermédiaire.
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 10:10

Alexandre Delaigue a publié à l’occasion d’une réflexion sur les cadeaux faits à Noël, un inventaire rapide des biais de compréhension de l’économie par les néophytes. Andréa Bonapetti edite en ce début d’année un article sur la compréhension des rapports cause effet en économie. Je suis bien loin des compétences économistes d’Econoclaste, de l’Economiste, d’Olivier Bouba Olga ou d’Optimum (que j’ai mis tous quatre sur ma blog liste et dont je recommande vivement la lecture à ceux de mes lecteurs qui veulent mieux comprendre l’économie). Mais il se trouve que je voulais depuis longtemps faire un article pour mettre en évidence quelques caractéristiques fondamentales de l’économie qu’il faut avoir en tête pour la comprendre et pour éviter de proposer des actions qui iraient à l’encontre des objectifs recherchés.

Il me semble qu’il faut d’abord avoir dans l’idée que l’économie est un système dans lequel interviennent une foule de décideurs, en fait tout ceux qui a un moment donné décident de produire un bien ou un service, ou de modifier la quantité produite ou la manière dont se fait le produit, ou qui décident de procéder à un échange. L’économie est aussi affectée par des phénomènes naturels,par exemple la quantité de soleil qui fait que la production de fruit est plus importante cette année (on verra une autre fois ce qui se passe dans une économie entièrement planifiée).

Les acteurs, en prenant leurs décisions, le font en fonction de critères qui leur sont propres (leurs envies, leurs valeurs, leurs besoins), en fonction de leurs moyens et des informations dont ils disposent. Par exemple ; ce matin, j’ai acheté 2 baguettes au lieu d’une parce que ma fille venait manger (besoin), que je préfère la baguette au pain (envie), que le fait qu’elle soit plus chère au kilo n’est guère un élément de décision au regard du prix du pain comparé à mon revenu. J’ai été à ma boulangerie habituelle qui a donc vendu une baguette supplémentaire quand celle où se fournit ma fille habituellement en a vendu une de moins. Bref, nous prenons tous les jours ce genre de micro décisions, qui seules ont un impact faible mais réel sur la machine économique mais conjuguées peuvent être beaucoup plus importantes.

Un événement important va déclencher dans ce système économique une nuée de réactions des décideurs touchés par l’événement. Par exemple, un tremblement de terre va entraîner successivement des déplacements de la part des habitants de la zone touché, du travail pour les sauveteurs, les hôpitaux et éventuellement les pompes funèbres puis les entre prises de bâtiment appelées à reconstruire.

De la même manière, l’augmentation de prix du baril va conduire à toutes sortes d’évolutions de nature différentes.

La conséquence immédiate, c’est un appauvrissement des acheteurs. On a cependant tendance à oublier que cela entraîne aussi un enrichissement des producteurs. La situation des intermédiaires peut être variable.

Ces variations de pouvoir d’achat vont entraîner une diminution de la demande des autres produits et services habituellement consommés par les acheteurs et/ou une évolution de leur épargne. De même il va y avoir une augmentation de la demande des produits et services qui intéressent les producteurs, et/ ou une évolution de leur épargne. Ces évolutions peuvent entraîner à leur tour des modifications de prix qui à leur tour…..

Au-delà de la conséquence immédiate sur les revenus des uns et des autres, les acteurs vont tenir compte de leur nouvel environnement et modifier leurs décisions. D’abord en consommant moins de ce pétrole dont le coût a augmenté. Le nombre de kilomètres  parcourus par les français a ainsi baissé de 4% à la suite de l’augmentation du prix du baril. Au-delà de ces modifications pas forcément durables (elles tiennent à des comportements), des actions plus prennes sont entreprises : des investissements pour consommer moins (achat de voitures moins consommatrices, travaux d’isolations, installations de moyens de régulations plus fins etc.) pour changer de source d’énergie ou pour rechercher du pétrole : dans ce domaine, les activités des entreprises liées à l’exploration (CGG, Technip…) ont explosé. Mais cela ne peut se faire du jour au lendemain : il y a ainsi pénurie d’ingénieurs géophysiciens en raison d’une demande très forte. On peut modifier à moyen terme le nombre d’ingénieurs formés mais seulement dans une certaine mesure et cela prend du temps.

            Au bout du compte, l’ensemble de ces micros décisions prises par tous les acteurs, vont aller dans le sens d’une augmentation de l’offre et d’une diminution  de la demande donc une baisse des prix. Ce phénomène n’est en général pas immédiat, mais la durée de réaction est très variable selon les produits : une variation importante du prix des places de cinéma a des impacts très rapide alors que la durée du mécanisme sur le pétrole exposé ci-dessus se mesure en années voire en décennies

            De manière générale (c'est-à-dire qu’il y a des exceptions !) un événement qui fait varier une donnée par rapport à sa valeur moyenne entraîne des décisions qui tendant à faire revenir la donnée vers cette valeur. Tout cela toutes choses égales par ailleurs, ce qui n’est évidemment jamais vrai !

            Malheureusement, les politiques semblent souvent ignorer ces caractéristiques de l’économie et proposent des mesures en présentant uniquement leur effet direct, sans prendre en compte l’ensemble des nombreux autres effets à court ou moyen terme.

            Par exemple, une augmentation des prix des logements comme on la voit depuis bientôt 10 ans entraîne logiquement une augmentation de la construction (on l’observe effectivement), laquelle elle-même va freiner progressivement la hausse des prix. Bloquer les prix des logements conduirait évidemment à limiter cette augmentation de la construction. Si le problème majeur est le manque de logements, il s’agit d’une décision qui va à l’encontre des objectifs affichés (permettre aux gens de se loger).

            Dans la réflexion économique, il s’agit donc de prendre garde à ne pas se contenter d’un raisonnement cause / effet mais de raisonner en système. Toute la difficulté (et l’un des objets de recherche des économistes), est de repérer les influences réciproques et d’évaluer le poids respectif des différentes conséquences d’un événement (le plus difficile parce que cela peut être très différent selon le contexte).

            Un dernier exemple, toujours à propos du pétrole : le PS avait proposé de limiter la hausse de l’essence en modulant les taxes sur le pétrole. Cette mesure aurait eu pour conséquence de limiter les réductions de consommation (ce à quoi on pense assez spontanément) mais aussi d’utiliser des ressources qui n’auraient pas été utilisé ailleurs (ce qu’on oublie généralement et qui est peut être l’effet le plus important).

            Pour conclure, on retiendra que négliger les décisions de l’ensemble des acteurs suite à une mesure quelconque conduit à se tromper sur les effets de celle-ci, parfois radicalement, c'est-à-dire en obtenant le résultat inverse de celui attendu. Un exemple connu en est la taxe Delalande qui avait pour objectif de décourager les entreprises de licencier les salariés de plus de 50 ans et qui a conduit à ce qu’elles ne les embauchent plus !

Par verel - Publié dans : Economie
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 09:56

            Les commentaires à mon article précédent demandant une réponse assez longue, j’ai préféré en faire un article

            Prosper fait remarquer que la saturation dans certaines zones en tension conduisent à construire plus loin du centre, mais qu’il faut du coup prévoir les équipements collectifs (écoles transports etc.

            En réalité, quand l’espace arrive à saturation, on peut soit construire plus haut, soit aller plus loin. Dans le cas de la région parisienne, la hauteur est généralement limitée à 7 niveaux dans les immeubles haussmanniens. Des tours nettement plus élevées ont été construites, en particulier dans certaines zones du 13ème et du 19ème. Ce mouvement s’est arrêté depuis et on construit de nouveau sur 7 niveaux, en particulier dans les zones en voie de « boboisation » le long du canal St Martin et du bassin de la Villette. Ces hauteurs dépendant du Plan d’Occupation des Sols (P.O.S.) qui a été révisé en début de mandat par Delanoë, lequel n’a pu convaincre ses alliés Verts de prévoir des zones au-delà de 7 niveaux, sous prétexte de l’existence de logements vacants. La population de Paris est d’environ 2 millions d’habitants, contre 2.8 millions dans les années 50, avant la construction des tours dont je parle plus haut, du fait notamment de l’agrandissement des surfaces de logement.

            Au-delà du périphérique se pose effectivement la question des équipements collectifs. La création des villes nouvelles dans les années 60 était une façon de penser l’urbanisme de la région parisienne, mais elle ne semble pas avoir été au bout. Le choix de la maison individuelle et de la voiture a « mité » le territoire disponible, renvoyant les nouveaux habitants de plus en plus loin. D’après le SDRIF en cours d’élaboration, la moitié des 40 000 logements construits en moyenne chaque année depuis 15 ans le sont en zone rurale. Le nouveau projet prévoit de garder cette même proportion. Est-ce raisonnable ? D’après ce rapport(p 29), 45% des habitants et 25% des emplois ne seraient pas desservis par une voie ferrée. Econoclaste nous explique qu’éloigner les personnes du transport en commun et plafonner la construction au centre ne peut qu’y faire exploser les prix.

            Ce même schéma propose d’étudier la construction dune ligne souterraine express transversale, une espèce de super périphérique Val de Fontenay / Arcueil / St Cloud / La Défense/ St Denis. L’idée, séduisante, permet de répondre aux besoins de déplacement banlieue à banlieue sans passer par Paris. L’horizon est cependant très éloigné.

            Frédéric LN s’interroge sur la pertinence des 3 ans pour séparer vacance frictionnelle et vacance hors marché. Il est évident qu’un bien obsolète, vacant depuis plus de 3 ans, a d’abordé été vacant 6 mois, puis 1 ans, puis 2 ans ! De la même manière, on peut imaginer un bien vacant pendant 4 ans pour cause de travaux ou d’attente de succession et remis récemment sur le marché. La manière de compter est donc approximative, mais la marge d’erreur est à mon avis suffisamment faible pour qu’on raisonne avec les chiffres obtenus.

             Les durées de 6 mois  à 1 an pour l’écoulement d’un bien lui paraissent aberrantes en terme d’efficacité collective. Je veux bien le croire, mais j’ai moi-même quitté successivement deux logements que j’ai vendus avec ces délais, en acceptant à chaque fois la première offre qui m’a été faite. N’oublions pas qu’il n’y pas un marché mais des milliers, suivant la région, la taille du logement, ses caractéristiques à tout point de vue. Si le logement n’est pas d’un type courant, le volume du marché dans un lieu donné peut aboutir à des variations importantes de durée autour de la moyenne. Mais au final, la durée d’écoulement révèle l’état d’un marché : elle diffère nettement selon les régions et les périodes.

             Pour ce qui est des raisons de rétention personnelles (succession), elles sont peut être regrettables mais je ne parlerais pas à leur propos de dysfonctionnement du marché ! Mais je ne comprends pas bien ce qu’il appelle régulation du marché. Je l’invite  à ce propos à lire l’article d’Alexandre Delaigue sur le sujet !

            Pour ce qui concerne les logements HLM, je me propose de revenir sur le sujet dans un autre article

            Polluxe de son coté s’interroge sur les propos de Besancenot concernant les logements vides appartenant à des banques. On ne voit pas l’intérêt que celles-ci auraient à les laisser vacants, sauf les raisons de tout un chacun (vacance frictionnelle ou travaux). Mais il est plus simple d’accuser le grand capital ! J’ai lu dans le Monde il y a quelques semaines, que la dernière réquisition il y a quelques années a permis de trouver ….1 immeuble !

Par verel - Publié dans : Social
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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /2007 22:11

            Les logements vacants se chiffrent en France à plus de 1.8 millions, quand la fondation Abbé Pierre estime à plus de 900 000 le nombre de personnes privées d’un domicile personnel : locataire ou sous locataire d’un meublé en représentent plus de la moitié, mais il y a 400 000  personnes en hôtel, en logement de fortune ou en camping, logés chez des tiers. Pour estimer en quoi ces chiffres révèlent (ou non) un dysfonctionnement majeur, il faut d’abord s’interroger sur ce que sont ces logements vacants.

            J’avais cité dans un précédent article l’enquête réalisée au deuxième trimestre 2006 au sein du ministère en charge du logement, par Annelise Robert et Claire Plateau. Après avoir expliqué les moyens utilisés pour mesurer le parc de logement vacant et son évolution, les auteures publient plusieurs graphiques pour montrer la répartition géographique du phénomène de vacance et son évolution dans le temps. Elles sont amenées à distinguer deux types de vacances:

            La vacance frictionnelle : les logements sont sur le marché mais vacants pendant un temps correspondant au délai de location ou de vente

            La vacance hors marché, qui comprend elle même plusieurs sous catégories : vacance d’obsolescence, de transformation, expectative ou de désintérêt.

            L’étude identifie les logements vacants depuis plus de 3 ans : ceux là ne peuvent être considérés comme faisant partie de la vacance frictionnelle, on a ainsi une approximation de la répartition entre les deux catégories. Leur volume est à peu près égal et représente donc aujourd’hui environ 3% du parc chacun.

 

            Regardons d’abord la vacance hors marché. Elle est particulièrement élevée dans les zones rurales, avec une bonne partie du Massif Central ou de la Corse. La vacance globale dans le monde rural est à deux tiers de ce type. On sait que le parc de logements vacants est ancien, puisqu’il comprend 55% de logements construits avant la guerre contre seulement un tiers pour l’ensemble du parc. Si on admet que les logements vacants depuis moins de trois ans (qui représentent à peu près la vacance frictionnelle) sont à l’image de l’ensemble du parc, les logements hors marché seraient aux trois quarts construits avant guerre, ce qui explique qu’on y trouve peu de confort : avec le même raisonnement, 40% sont sans confort (contre 6% dans le parc global) et 37% ont un confort partiel. On y trouve aussi des logements nettement plus petits que la moyenne (la moitié a moins de 35m2).

            Reste qu’un bon quart de ces logements hors marché sont donc en état normal. Pourquoi alors sont ils vacants ? Pour illustrer les cas évoqués par l’étude, quelques exemples personnels:

            Une personne proche de ma famille, après avoir perdu son père, a du mettre sa mère, âgée, victime d’une maladie  dégénérative, dans une maison de retraite médicalisée où elle est restée 4 ans avant de décéder. Cette personne a refusé la proposition de son frère de vendre la maison de sa mère, avant son décès, pour des raisons sentimentales qu’ont peut comprendre. Comme sa mère, un certain nombre de personnes parties en maison de retraite, laissent leur logis vacant.

            De passage en Corse, j’ai pu constater les conséquences d’un droit de succession propre à l’île de Beauté : une grande maison en indivision,  à l’abandon depuis des années et se dégradant progressivement. On notera que parmi les raison pour avoir un logement vacant, 8.6% des ménages concernés signalaient un problème de partage ou d’indécision familiale.

 

            Passons maintenant à la vacance frictionnelle, à ces logements vacants depuis moins de 3 ans. Ils représentaient moins de 3% du parc au 3ème trimestre 2003, et un peu plus à fin 2005, ce qui signifie que le marché se détend un peu (en réalité dans quelques villes  moyennes, en particulier dans l’Ouest de la France, où l’on a un peu abusé du dispositif de Robien). . Le délai d’écoulement de ce parc est estimé à 3.7 mois sur la France mais seulement 3.1 mois en Ile de France. On notera que les offices HLM affichent un taux de vacance plus bas que les 3% évoqués plus haut, à 2.5%

            Le locataire d’une société d’HLM est obligé de prévenir au moins deux mois avant son départ de celui-ci (le délai est réduit à un an en cas de mobilité professionnelle. La société publie alors ses offres (selon des modalités qui dépendent par exemple de ses liens avec le 1% logement). Elle peut essayer de faire visiter le logement encore habité ou ne trouver des personnes intéressées qu’à près le départ du locataire sortant. Dans tous les cas, elle ne peut qu’attendre celui-ci pour faire un état des lieux complet (elle peut en faire un sommaire avant) puis faire les quelques travaux indispensables (au moins un nettoyage ou un rafraîchissement complet) ce qui dans le meilleur des cas prend 15 jours mais peut évidemment être plus long. Le délai de traitement des dossiers prend rarement moins de 15 jours.

            On comprend qu’une vacance de moins de deux mois demande un effort de tous les instants. Or il s’agit là de professionnels : il est évident qu’un particulier est plus long. Le délai d’écoulement actuel dénote donc une situation générale plut^t tendue, avec des zones nettement plus tendues, en particulier autour de Paris.

 

            En conclusion, la moitié du parc de logements vacants (900 000) est obsolète. Ce cas est nettement plus fréquent en zone rurale en voie de dépeuplement.

            L’autre moitié correspond à des logements qui tournent : en réalité, environ 3 millions de logements de ce type ont été vacants à un moment donné de l’année.

            Des logements disponibles sont en augmentation sur la façade atlantique. Ailleurs, et en particulier en Ile de France, il y a des tensions assez fortes.

Pour y remédier, il s’agit de construire plus, mais sans se tromper ni de lieu, ni de type de logement

Par verel - Publié dans : Economie
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /2007 16:44

Au moment où le Nouvel Obs met Lieu Commun au sommet des clics, je devrais me réjouir d’appartenir à un « lieu de débat et d’échange « de qualité » sur le web. Las, c’est sans compter sur mon serveur over blog. En effet, le portail qui publie au fur et à mesure de leur parution les articles des membres de Lieu commun, ne fait plus apparaître depuis moins d’un mois mes articles. Jules, qui dépense beaucoup d’énergie pour arriver à faire fonctionner ce portail, ne peut que constater que les fils RSS fournis par Over Blog sont encodés de telle sorte qu’ils n’arrivent pas au bon endroit sur le portail.

Bien sûr, j’ai écrit déjà deux fois à mon serveur qui m’a opposé une fin de non recevoir : tout va bien chez nous, circulez il n’y a rien à voir ! Je vais réessayer mais j’ai peu d’espoir que cela se règle rapidement. Jules me conseille de changer de serveur, ce qui est possible puisque j’enregistre tous mes articles (en réalité je les écrits d’abord sur Word), mais je recule devant ce que cela représente, surtout au regard de mes compétences techniques en informatique, voisine de zéro.

En attendant que je me décide ou que mon serveur améliore ses prestations, j’ai estimé à au moins 100 par jour le nombre de lecteurs que je perds ainsi.

Alors, si vous venez sur ce blog par Lieu Commun (méthode bien pratique il faut le reconnaître, que j’utilise moi-même à profusion), si vous voulez être informé de mes publications, vous avez deux solutions :

Soit aller chercher mon fil RSS (je ne sais pas comment on fait mais il y a des lecteurs plus au fait que moi)

Soit vous inscrire à ma newsletter, en allant en bas de la colonne à gauche. En réalité, je n’envoie jamais de newsletter, mais en vous inscrivant, vous pouvez choisir d’être prévenu de la publication de mes articles. Alors n’hésitez pas !

Par verel - Publié dans : Organisation de l'Etat
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