France ou Allemagne

Publié le par verel

En quelques mois, on a vu l’Allemagne prendre une position dure vis-à-vis de la Grèce et ouvrir ses portes aux réfugiés syriens ou irakiens. La position de la France a été beaucoup plus hésitante et on a surtout entendu dans les deux cas les opposants à la ligne allemande, à chaque fois avec des arguments qui tenaient plus de l’émotion que de la raison

Deux de mes collègues de travail ont passé une partie de leurs vacances en Grèce. La plus âgée des deux, assez représentative de la gauche bobo, pensait par la même occasion « soutenir les grecs » alors que la première, plus jeune et beaucoup moins politisée, profitait d’un déplacement professionnel. Toutes les deux ont fait le constat « qu’on ne voyait pas de misère » celle qu’elles imaginaient sans doute à force d’entendre ce que disaient nos médias depuis des mois.

Mais les Français sont accros au déficit public, dont ils continuent de croire qu’il permet de relancer l’économie quand les résultats de 40 ans de déficit ininterrompu devraient pourtant les faire douter. Du coup, il n’y a pas eu grand monde à droite comme à gauche pour soutenir le point de vue allemand. Et l’ancien ministre des finances grecs, Yanis Varoufakis, dont le seul programme consistait à vouloir que les créanciers de la Grèce fassent une croix sur la dtte, peut jouer les héros avec Montebourg et à la fête de l’huma

Deux mois plus tard, quand il s’agit tout simplement d’accueillir des réfugiés de guerre, ce qui ne devrait poser que des questions pratiques (comment on fait concrètement ?), la droite suit aveuglément le FN pour refuser les entrées. Certains arrivent même à proposer sans rougir d’intervenir sur le terrain en imaginant vaincre l’Etat Islamique en quelques mois. Comme s’il n’y avait pas eu le Vietnam, l’Afghanistan, l’Irak pour qu’on sache que ce n’est évidemment pas si simple : les spécialistes pensent qu’il faudra dix ans et ils notent que l’objectif affiché de Daesh et justement cette intervention !

Eh, les politiques français, réveillez-vous un peu !

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JM 14/09/2015 20:03

Oui, ça c'était hier, le 13 septembre. Depuis, j'ai l'impression que la question qui trotte dans la tête de Frau Merkel c'est "Vielleicht habe ich eine große Dummheit gemacht?" (Peut-être que j'ai fait une grosse bêtise?). Voir aussi Bercoff dans le Figaro d'aujourd'hui http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/09/14/31003-20150914ARTFIG00097-angela-merkel-qui-veut-faire-l-ange-fait-la-bete.php

xc 14/09/2015 07:44

"comment on fait concrètement?" Comme on dit: "le diable est dans les détails".