Le sort des grands-mères

Publié le par verel

Les changements technologiques accélérés qui touchent la vie quotidienne peuvent laisser au bord de la route les moins qualifiés ou les plus âgés, ce qu’on a appelé la fracture numérique. Mais certains peuvent compter sur l’aide de leurs proches plus affutés sur les nouveautés, par exemple leurs enfants ou petits enfants

Je discutais hier avec un de mes neveux, jeune polytechnicien fan d’informatique, et, à un moment, il m’a déclaré : aujourd’hui, si c’était à refaire, je mettrais mes grands-mères sous ubuntu ! Voulait-il mettre ses mamies sous tutelle, sous sa coupe, sous verre (non, elles sont encore vivantes !) sous un quelconque médicament ?

Le contexte de la conversation m’a aidé à comprendre : il parlait informatique. J’ai compris que ma mère (l’une de ses grand-mères pour ceux qui suivent) était sous Windows et que son autre grand-mère est sous mac-dos, alors qu’ubuntu est un système d’exploitation bâti autour de Linux. Mon neveu venait de passer trois jours à mettre à jour l’ordinateur de celle de ses grands-mères qui possède un mac, ce qui expliquait sa déclaration…

Quand on saura que les grands-mères en question ont respectivement 90 et 87 ans, on comprendra qu’il est déjà pas mal qu’elles se servent couramment de leur ordinateur, et qu’elles peuvent bien laisser leurs petits-enfants prendre soin de la maintenance des dits ordinateurs !

Le neveu ci-dessus se trouvait avec l’un de ses frères (donc également mon neveu…), lui-même géomaticien et entre geeks, on imagine la teneur des conversations qu’ils avaient ensemble. Avec tout le jargon qu’ils utilisaient, on pouvait légitimement se demander ce que leur grand-mère pouvait bien saisir de leur conversation. Pas grand-chose de fait, parce qu’ils parlent trop vite, sans articuler, et qu’elle est de plus en plus sourde. Comme quoi, c’est dur d’être grand-mère (en l’occurrence d’ailleurs également arrière-grand-mère !).

Bon, ma mère m’explique qu’elle veut remettre en état un meuble qu’elle a récupéré et qu’il faut qu’elle s’y mette

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