Merci François

Publié le par verel

Face à l’afflux de réfugiés venus de Syrie d’Irak ou d’Afghanistan, le discours des responsables politiques français est bien hésitant, alors que le FN espère gagner les régionales avec un discours de rejet. A l’opposé de ces attitudes frileuses, le discours du Pape tranche et avec lui les actions engagées par beaucoup de paroisses.

Dans un article paru il y a quelques jours, Le Monde décrivait la situation d’une ville francilienne confrontée à l’arrivée de réfugiés (Montmorency, mais cela aurait pu être n’importe quelle autre). Entre les discours du maire de droite en place et celui de son prédécesseur de gauche ou celui de personnes interrogées, on sentait toute la difficulté et la gêne pour tenir une position qu’on visait équilibrée. La fin de l’article signalait que deux institutions locales avait fait au contraire un choix très clair et s’organisaient pour accueillir des réfugiés : la paroisse catholique et la paroisse protestante.

On ne sera pas surpris de trouver là les protestants français. Quant aux catholiques, qu’on a connu plus timorés, ils suivent les consignes du pape qui demande à chaque paroisse d’accueillir une famille. Merci donc à François

L’un de mes amis participaient hier à une réunion sur sa paroisse visant à organiser concrètement cet accueil : comment réparer le local trouvé pour l’occasion, comment aider la famille, comment lui apprendre le français, aider les enfants etc.

En discutant, nous sommes tombés sur une évidence partagée : ce sont ces réfugiés qui seront les mieux placés pour faire comprendre leur erreur dramatique aux jeunes français tentés par le terrorisme islamiste.

Cela prendra malheureusement du temps. D’ici là, la France est à la merci d’un attentat massif, « réussi »cette fois : tous les candidats au djihad ne seront pas mauvais utilisateurs de kalachnikov et arrêtés par de courageux américains.

Commenter cet article

Olivier Prévôt 05/11/2015 10:58

Il est évidemment très touchant d'imaginer ces familles mues par leur idéal chrétien, et il vaut évidemment mieux préparer une maison pour l'étranger en détresse que brûler des foyers, comme on a pu l'observer en Suède récemment (j'ai publié à ce sujet sur mon site L'esprit de Narvik ainsi que sur Causeur).
Doit-on pour autant croire que les réfugiés sont nécessairement tolérants, épris de paix, et volontaires pour une pédagogie envers nos jeunes djihadistes ?
De la même manière qu'on ne doit pas diaboliser l'étranger, il faudrait sans doute éviter de le sanctifier. Les gens en provenance de Syrie ont des parcours et des opinions très différentes. Qu'ils aient fui les combats (et refusé de combattre Daech, entre nous...) ne fait pas d'eux des opposants à l'islamisme.
Quant à la question de savoir si l'on peut raisonner le délire qui consiste à passer d'un lycée Paul Bert ou Jules Ferry... à la décapitation de compatriotes dans le désert syrien (c'est cela le djihadisme), je crains d'être moins optimiste que vous.
Bien cordialement,
Olivier