Que faire ?

Publié le par verel

Depuis les attentats qui ont endeuillé la France, se pose la question de ce qu’il faut faire pour combattre le terrorisme.

Je n’ai pas « la » réponse, si tant est qu’il y ait « une » » réponse (encore plus que d’habitude, ne faisons aucune confiance aux « yaka » « fauquons »). Je pense qu’il faut absolument prendre le temps du diagnostic et de la réflexion sur le bon plan d’action. Les lignes qui suivent n’ont donc comme but que de contribuer à cette réflexion

Plusieurs commentateurs ont réagi à mon article précédent, notamment Jean Michel d’Anthropiques, qui fait remarquer que les criminels du 13 novembre n’avaient pas vraiment un profil de « victimes » de la discrimination. En fait, mon propos n’était pas là et j’ai sans doute fait de trop grands raccourcis dans mon exposé. Je pense que face à un ennemi qui veut nous dresser les uns contre les autres, il faut au contraire tout faire pour améliorer notre vivre ensemble. Et cela passe notamment par la lutte contre les discriminations et les contrôles au faciès.

Une de mes collègues de travail me disait hier qu’elle sentait une peur plus forte chez nos collègues de région que chez ceux de Paris. Le Monde de ce jour dit la même chose. Il va falloir dépasser cela : je crois que la peur est comme la colère, mauvaise conseillère.

J’ai aussi discuté avec une de mes amies, collègue d’origine maghrébine et musulmane pratiquante, et lui est demandé des nouvelles de son fils, qui doit avoir 8 ou 9 ans. Elle lui a expliqué que les terroristes se présentaient comme musulmans, mais qu’ils ne l’étaient pas vraiment, et que ce n’était pas cela l’Islam. Le fils a donc réagi à l’école quand son enseignant a parlé de « terroristes musulmans » en expliquant que ces terroristes n’étaient pas de vrais musulmans.

Il faut aussi que les musulmans français prennent positions dans leur propre communauté contre les intégrismes de toute nature. J’ai l’impression que cela a commencé, mais évidemment, cela se joue sur la durée.

J’ai commencé ma vie professionnelle en lisant douze gros classeurs rassemblant toutes les consignes de sécurité dans les mines et j’ai été confronté pendant des années à ces questions de sécurité au travail. J’en ai tiré la conviction que pour réussir dans ce domaine, il ne faut pas prendre certains moyens et pas d’autres, mais qu’il faut les prendre tous. Comme on ne peut pas dire « répression plutôt qu’éducation » ou le contraire.

En particulier, comme le montre l’expérience de Du Pont de Nemours, il faut associer tout le monde et agir sur les comportements. Mais on ne peut pas obtenir de changements de comportements si on n’agit pas aussi (et je dirais presque d’abord) sur le matériel et l’organisation.

Appliqué à la sécurité civile, cela signifie bien « être attentif ensemble » comme on dit à la SNCF, ou ne pas craindre « d’être une balance », comme le dit un blogueur musulman, en signalant les comportements anormaux.

Ensemble : on y revient. Pas une fausse unité niant nos différences et nos désaccords. Mais conscients de devoir être solidaires pour réussir.

A lire,cet article que j'ai trouvé excellent

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xc 22/11/2015 08:57

Le lien donne une erreur 404.

Verel 22/11/2015 12:39

Merci
c''est normalement réparé