La droite est mal partie

Publié le par verel

Alors qu’il escomptait une éclatante victoire de sa formation, Nicolas Sarkozy risque de se retrouver avec un bilan très décevant : s’il est encore présent partout (Corse exceptée) en métropole avec une chance de l’emporter dans 11 régions sur 12 (il est troisième en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées), son mouvement pourrait très bien se retrouver battu partout, par le PS ou le FN selon le cas. Trois raisons à cela :

La première est que la droite a des résultats plus réguliers (et donc moins de points de force) que les deux autres partis, comme le montre le tableau ci-dessus (qui ne comprend pas la Corse, trop particuliers :

Scores

Droite

FN

Les deux meilleurs : 33,49 % et 31,73 %

Les deux moins bons : 23,46 % et 18,84 %

FN

Les deux meilleurs : 40,64% et 40,55 %

Les deux moins bons :18,17% et 18,41 %

PS

Les deux meilleurs : 34,92% et 30,39%

Les deux moins bons 16,11 % et 18,12 %

Même là où la droite est en tête, elle risque d’être dépassée par la gauche au deuxième tour, le PS bénéficiant des reports de voix des listes PC et EELV.

La droite risque d’être confrontée aux mêmes difficultés aux législatives de 2017 : le FN est en effet fort dans le rural et le rurbain alors que le PS est fort dans les grandes métropoles (on l’a vu aux municipales). Résultat, un scénario possible pour 2017 est celui de l’élection d’un président de droite puis d’une Assemblée où le FN et le PS aurait chacun plus de députés que la droite.

Deuxième raison : les attentats du 13 novembre ont profité au FN et au PS (sans doute plus au FN qu’au PS) au détriment de la droite. Il a suffi de quelques points de transferts pour empêcher la droite d’être en tête de la plupart des régions comme elle l’espérait encore à l’été

Troisième raison : Nicolas Sarkozy lui-même. D’une part parce que l’ancien président est loin de faire l’unanimité dans son camp, ensuite parce que ses casseroles se sont accumulées. Je persiste à penser (et je ne suis certainement pas le seul) que l’affaire Bygmalion aurait dû le rendre inéligible

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Proteos 09/12/2015 22:14

Les difficultés de la droite de gouvernement sont assez claires. Elle se veut principale force d'alternance, mais n'arrive en tête, malgré l'union, que dans 4 régions sur 13. Le réservoir de voix semble faible, les sondages disent l'électorat concentré parmi les + de 65 ans.

Il faut dire que le changement de langage initié par Marine Le Pen a attiré pas mal de gens et qu'il est devenu de plus en plus proche de celui de l'UMP/Républicains. Le cas Sarkozy, qui avait plus ou moins promis de prendre sa retraite s'il était battu, et qui n'a pas respecté les conditions de financement, n'est aussi pas pour rien