Conjoncture française 3

Publié le par verel

Suite de l'article publié le 3 janvier

Pour finir cette analyse, un zoom est nécessaire sur la situation particulière de la construction, qui a un poids assez faible au total, mais qui vient de connaitre deux années particulièrement difficiles. L’une des raisons est la baisse de l’investissement public, des collectivités territoriales pour l’essentiel, notamment pour des raisons d’échéances électorales. L’autre raison est la baisse des mises en chantier

D’une part la dynamique de la construction à partir de 1999 a fini par avoir un effet sur le taux de vacance et sur les prix : le marché immobilier s’est détendu et les prix sont orientés à la baisse dans l’ancien, même si c’est à un rythme faible. Il devient donc moins utile/ nécessaire de construire, en particulier dans certaines régions qui ont des invendus

D’autre part, on ne peut écarter l’idée que la loi sur l’encadrement des loyers ait pu avoir un effet négatif sur le rythme de la construction, tant elle constituait un signal décourageant pour les investisseurs, signal d’autant plus inutile qu’entre temps les prix sont orientés à la baisse…

Ceci dit, l’INSEE prévoit que la baisse est terminée dans ce secteur de la construction

Au terme de cette analyse, il apparait qu’il n’y pas utilité d’une relance budgétaire pour conforter la reprise en cours mais que la mise en place du CICE (ou d’une autre opération visant à rétablir la marge des entreprises) était indispensable

Il est difficile d’estimer l’importance de la perte de compétitivité intracommunautaire (mais d’abord vis-à-vis de son voisin allemand) de la France : il y a clairement un impact sur le commerce extérieur, ce qui se traduit par une perte d’emplois, et probablement aussi sur la capacité d’investissement des entreprises. Il est possible que cette perte de compétitivité continue à freiner la reprise, malgré les effets du CICE. Elle empêchera au moins une augmentation rapide du pouvoir d’achat si la reprise se confirme, limitant ainsi les effets d’auto entretien

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francis 08/01/2016 10:13

je suis d'accord qu'il ne faut pas aller trop vite en besogne et donner plus de sens que cela a ces deux infos, mais leur rapprochement dans les titres du jour me fait malgré tout un peu rêver :


et si nous nous rapprochions du graal : des emplois sans croissance forte, ...

francis 07/01/2016 12:09

Vous qui maîtrisez les aspects conjoncture :
que penser de la juxtaposition dans les titres du jour de ces deux infos :
décalage conjoncturel ou changement de modèle structurel : de l'emploi sans croissance ??

Euro / Eco : baisse surprise des ventes au détail

Boursier.com, publié le 7 janvier

Les ventes au détail, corrigées des variations saisonnières, ont baissé de 0,3% dans la zone euro en novembre après avoir déjà reculé de 0,2% le mois précédent. Le consensus tablait sur une hausse de 0,2%. En glissement annuel, les ventes affichent une progression de 1,4%.

- Zone euro : le taux de chômage au plus bas depuis octobre 2011


Zone euro : le taux de chômage au plus bas depuis octobre 2011©Boursier.com

Boursier.com, publié le 7 janvier

Le taux de chômage poursuit son recul au sein de la zone euro, affichant son plus bas niveau depuis octobre 2011. Corrigé des variations saisonnières, il s'est établi à 10,5% en novembre 2015, en recul de 0,1 point par rapport à octobre et de 1% en comparaison de la même période 2014, d'après les dernières statistiques publiées par Eurostat. Sur un mois, cela représente 130.000 personnes de moins (-1,57 million sur un an). La région compte désormais 16,92 millions de demandeurs d'emplois.

Verel 08/01/2016 07:17

On ne peut rien déduire de périodes aussi courtes, et certainement pas un changement de modèle
les ventes de détail ne représentent qu'une partie de l'activité
et le lien entre ventes et emploi ne se fait certainement pas au jour le jour