Réfugiés agressifs

Publié le par verel

La soirée de la Saint Sylvestre a donné lieu à de nombreuses agressions sexuelles dans plusieurs villes allemandes, dont Cologne. La police a été débordée et tout montre que de nombreux réfugiés, d’Afrique du Nord et du Proche Orient figurent parmi les agresseurs.

Les faits ont été lents à établir et il semble qu’il y ait eu parmi certains responsables un déni de la possible implication des réfugiés, alors que l’accueil en masse de ceux-ci (plus d’un million en 2015) fait l’objet de contestation de la part d’une partie de la population.

On peut faire une première remarque de bon sens : il n’y a aucune raison de penser que parmi les demandeurs d’asile ne figurent aucun délinquant. Au contraire, ceux-ci se recrutant généralement en priorité dans la population jeune et masculine, se retrouvent forcément dans une population composée justement majoritairement de jeunes hommes. Le ministre allemand de la Justice vient de déclarer que « les statistiques montrent que les réfugiés «commettent en proportion autant de délits que les Allemands».

Deuxième remarque : l’affaire montre parmi les personnes impliquées, une majorité d’hommes originaires du Maroc et d’Algérie, pays où les raisons de demander l’asile sont loin d’être semblables à ce qu’elles sont pour les syriens, les irakiens ou les afghans. Il semble d’ailleurs que l’affaire aboutisse à la remise en cause de la possibilité d’asile pour les originaires de ces deux pays (l’Algérie a connu il y a deux années une période de guerre civile et elle risque de la retrouver).

Troisième remarque : offrir l’asile ne doit pas signifier accepter n’importe quoi. A une époque, nous avons fait l’erreur de ne pas imposer aux migrants l’apprentissage de notre langue. Les événements de Cologne doivent nous conduire à imaginer des méthodes pour faire comprendre aux arrivants quelle est la place de la femme dans nos démocraties, et que cette place est un élément non négociable. J’approuve le point de vue d’Angela Merkel qui veut expulser les demandeurs d’asile qui seraient condamnés pour délinquance.

J’ai toujours été frappé du caractère uniquement masculin de la « rue » arabe, telle qu’on peut la voir sur les photos diverses. Les pratiques d’attouchements des femmes, qui représentent la majorité des agressions sexuelles à Cologne ont déjà été décrites au moment du printemps arabe dans des villes comme le Caire, sur la place où se retrouvaient les révolutionnaires.

L’INED et l’INSEE sortent cette semaine une étude intitulée « trajectoires et origines », d’où il ressort que l’écrasante majorité des migrants, de leurs enfants et petits-enfants se sentent français et souhaitent s’intégrer, mais que beaucoup souffrent de discriminations, pour leur origine, leur couleur de peau ou leur religion. L’enquête montre aussi que les filles s’en sortent plutôt bien grâce à l’école alors que les garçons ont souvent un moins bon statut social que leurs parents, faute probablement d’avoir compris que le simple fait d’être de sexe masculin ne suffisait pas à en faire des rois. Il y a là un problème d’éducation majeur, qui mérite une réflexion approfondie

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francis 14/01/2016 12:13

Un problème d'éducation plus que de frustration !
L'éducation des garçons à l'égalité des sexes, au respect des femmes,
est un long combat.
mais importer en France une immigration déséquilibrée en terme de genres
ne fait qu'accroitre ces tensions.

francis 11/01/2016 15:28

c'est bien pour éviter une situation de célibat forcé et de misère sexuelle amenant des comportements inappropriés, agressifs, voire criminels, que le regroupement familial a été mis en place à partir de 1974. faut il considérer les immigrants masculins célibataires comme "à part" et privilégier accueil et intégration des familles, voire des femmes seules avec ou sans enfants ?

Verel 12/01/2016 07:45

Comme je le note dans l'article, il s'agit d'un comportement que l'on observe dans des grandes villes arabes (mais aussi en Inde ou d'autres pays) , sur les places ou dans les bus, cela va plus loin qu'un simple problème de frustration des jeunes hommes, qui ne peut en aucun cas être considérée comme une excuse