Projet déchu

Publié le par verel

François Hollande a donc décidé de renoncer à la réforme constitutionnelle sur l’état d’urgence et lea déchéance de nationalité. Les partisans d’une démocratie solide se réjouiront de l’abandon d’une mesure dont tous les observateurs savaient qu’elle n’aurait aucune efficacité pour le but affiché (la lutte contre le terrorisme).

Il ya un coté positif dans cette affaire : les quelques mois pendant lesqeules le sujet aura été sur la table, le nombre de ses partisans a diminué, au fur et à mesure que les Français ont mieux compris les données du problème : 92 % de personnes favorables en novembre, 75 % en janvier et aujourd’hui seulement 58 % pour regretter l’abandon du projet.

Le côté négatif est la perte d’autorité du président et de son premier ministre, perte qui affecte aujourd’hui le projet de loi Travail. On peut des demander comment le gouvernement réussira à laller jusqu’au bout du quinquennat !

Si on regard de l’émotion suscité par les attentats de Paris on considère qu’il fallait mettre le sujet sur la table, il y avait d’autres moyens pour faire comprendre aux Français que la mesure était inadaptée. Par exemple il était possible de demander à des experts (juristes et historiens notamment) de faire un point de situation, puis de demander à une commission composée de sénateurs et de députés de faire des propositions sur le sujet. La pédagogie sur le sujet aurait été meilleure et l’autorité du chef de l’Etat n’aurait pas été écornée

Mais, bien sûr, il eut fallu ne pas donner la priorité à des considérations politiciennes !

Commenter cet article