Eclaircie économique

Publié le par verel

Les résultats économiques publiés par l’INSEE pour le premier trimestre sont meilleurs que prévus, et cette situation semble être la règle dans la plupart des pays européens. Est-ce à dire que la reprise tant attendue est enfin là ?

L’économie européenne est soumises à des influences diverses :

  • Du côté des éléments qui poussent à la croissance, on peut citer
    • Une politique monétaire qu’on ne peut guère imaginer plus accommodante, la BCE voulant absolument échanger au piège de la déflation et injectant massivement des liquidités, avec des taux d’intérêts nominaux négatifs, du moins à court terme
    • Un prix du baril qui se situe toujours plus de deux fois plus bas qu’il y a deux ans
    • Une monnaie qui a baissé face au dollar
  • Du coté des éléments qui freinent la croissance, on peut citer
    • Des politiques budgétaires tournées sous la pression de Bruxelles (et des allemands) vers la réduction des déficits
    • Une Allemagne, première économie de l’Union, où la consommation est peu dynamique, malgré le quasi plein emploi et des augmentations de salaire généreuses depuis plusieurs années
    • La divergence entre les économies qu’a connu la zone entre 2000 et 2010, divergence très importante qu’il faut maintenant « digérer », avec des politiques de redressement de la compétitivité dans plusieurs pays

Il se peut que les éléments favorables soient en train de l’emporter : d’une part la discipline budgétaire n’est pas vraiment respectée par l’Espagne, l’Italie et la France, et d’autre part les politiques de redressement de la compétitivité sont partiellement derrière nous (en Espagne, mais sans doute pas en France).

Une reprise auto entretenue est donc possible. Elle permettrait une diminution automatique des déficits publics et faciliterait le redressement de la compétitivité pour les pays qui en ont besoin (en premier lieu la France).

Possible ne signifie pas certain, et une partie des observateurs soulignent le risque du référendum anglais sur l’Europe.

Mais les conditions d’une reprise vigoureuse n’ont pas été autant réunies depuis quatre ans.

Vigoureuse au niveau de l’Europe, un peu moins en France, qui souffre toujours d’un manque de compétitivité coût vis-à-vis de son voisin allemand. Une fois de plus, au premier trimestre, le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance (-0.3 % quand la croissance totale est de 0.6%).

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