Plusieurs de mes blogs préférés commentent la visite de Ségolène Royal au Liban et de la polémique lancée par la droite à propos de l’attitude de la candidate face au Hezbollah. Si le sujet vous intéresse, allez lire Commentaires et Vaticinations, Versac, Authueil ou Radical chic, Koz ou même un swissroll qui d’en mêle, car je ne les commenterais pas ici. Je signale simplement pour ceux qui en douteraient qu’ils n’ont pas tous le même avis.
Ceux de ses adversaires qui croient pouvoir dévaloriser la candidate socialiste en mettant l’accent sur ses bourdes ou son incompétence supposée se trompent sur les attentes des Français.
Il n’y a qu’à voir qui vont être les principaux candidats à la présidentielle.
L’UMP n’a choisi ni Alain Juppé, ni Jean Pierre Raffarin, ni Dominique de Villepin, le PS n’a pas choisi non plus Lionel Jospin ou Laurent Fabius. Aucun des anciens premiers ministres, aucun de ceux qui sont à priori les plus expérimentés n’a trouvé grâce auprès des militants. Si François (Bayrou) Ségolène (Royal) et Nicolas (Sarkozy) ont tous été ministres, ils n’ont pas brillé plus que d’autres dans cet exercice et ce n’est pas ce qu’ils essaient de nous vendre. Mme Royal, qui, on le sait, a bien étudié les sondages pour comprendre les attentes des Français, envisage un gouvernement ne comprenant aucun ancien ministre.
Au contraire, la candidate adopte un discours quasiment religieux, parlant d’ordre juste, de valeurs, de foi et de ferveur. Elle ne prétend pas encore guérir des écrouelles mais elle affirme déjà que son élection suscitera la confiance et donc le retour de la croissance. Le mot confiance n’est il pas de la même racine que foi ?
Le ministre de l’intérieur n’est pas en reste avec son concept de rupture tranquille dont on comprend au moins qu’il conduit à renvoyer J Chirac aux oubliettes, avec celui qui usa du concept de force tranquille.
Finalement, je crois que les français n’ayant plus confiance dans leur classe politique, ne sont pas prêts à juger les candidats sur leur compétence supposée. Ils ont envie de rêver, tout en ayant appris avec les deux derniers présidents que les rêves et les promesses peuvent vite être désenchantées.

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