Assurance maladie

Publié le par verel

Il va falloir de nouveau combler le "trou" de la sécu. en réalité, comme le montre le Monde de ce soir, les dépenses de santé rembousées augmentent tous les ans nettement plus vite que le PIB

En 2001 er en 2002 , la différence a atteint 6%, montants record

Fondamentalement, il est asez normal que les dépenses de santé augmentent plus vite que le PIB. Et l'exemple des Etats Unis montre que quand ils payent eux même, les humains font le choix de donner la priorité à ces dépenses. Et le vieillissement de la population ne peut que pousser à des dépenses accrues

Ce n'est pas une raison pour dépenser n'importe comment. Une des conditiions pour conserver les système de financement collectif qu'est l'assurance maladie est de bien en gérer les dépenses. Et dans ce domaine, il y a des efforts à faire, comme l'a montré en 2003 le rapport Gissler sur les dépenses d''indemnités journalières.

Ce rapport a montré que l'accélération des dépenses constatée depuis 1998 s'expliquait pour 60% par le vieillissement de la population (la génération du Baby Booom dépassant la cinquantaine), et pour 40% n'avait pas d'explication

D'autres chiffres donnent à penser :

Le rapport des absences pour raison de santé sur la durée annuelle de travail (tableau 6) est de

2.0 aux USA

3.3 en Belgique

3.7 au Royaume Uni

4.2 en allemagne

5.8 aux Pays Bas

7.2 en France

Par ailleurs, le nombre d'indemnités journalières par salarié est de 9.9 en moyenne. Il existe des disparités selon les départements (tableau 4), qui s'expliquent par les différences de secteurs et de pyramide des âges, sauf dans le quart sud est de la France. Les scores les plus élevés sont atteints par la Corse du Sud (15.1, les Bouches du Rhone(15.4) et la haute Corse (18.0)

A méditer!

Publié dans Social

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verel 10/11/2005 07:49

Pour compléter mon message d'hier, deux exemples
1) dans une entreprise de BTP, l'absentéisme est légérement supérieur à la moyenne nationale. La proportion importante de salariés de plus de 50 ans fournit une première explication. L'analyse de l'absentéisme maladie par âge en fournit une deuxième: les plus de 50 ans sont 4 fois plus absents que les moins de 40 ans alors qu'en moyenne nationale ce rapport est de 2.7. L'explication, validée par une analyse terrain: une partie des salariés est usée physiquement (problèmes de colonne vertébrale essentiellement) par un métier dur (même s'il s'est mécanisé avec le temps)
2) Dans un hopital public, la direction se plaint des absences courtes et multiples qui désorganisent le planning. L'analyse montre un absentéisme 4 fois plus important que la moyenne nationale, et essentiellement composé d'absences de courtes durées (moins d'un mois), certains étant jusqu'à 10 fois "malades" la même année.
Les salariés (et le délégué syndical CGT) reconnaissent qu'il y abus, et que cela gêne tout le monde

Verel 09/11/2005 08:12

Le rapport précise en effet cette différence de date de référence.J'interprète son commentaire comme une volonté de rester absolument rigoureux,souci qui l'honore, mais sur le fond, il faut rappeler que la raison pour laquelle ce rapport avait été fait , c'était le constat d'une dérive des indemmnités depuis 1998 (tableau 1),aprés une pèriode de stabilité. En clair, entre 1988 et 1998, le nombre de jours indemnisés par salarié et par an est resté stable.

La question est effectivement de savoir s'il y a un sous absentéeisme (je vais travailler bien qu'étant malade) ou un sur absentéisme (je reste chez moi pour faire mon jardin)
Le relativement faible taux de maladies courtes (moins de 30 jours) ne plaide pas à priori pour un sur absentéisme (on peut penser que les longues maladies ne sont pas "bidon") ce qui rend les différences internationales difficile à expliquer.
Pour avoir fait l'analyse dans certaines entreprises où l'absentéisme posait probléme, je peux dire que dans ces cas là,le sur absentéisme (c'est à dire des taux largement supèrieur à la moyenne française)était d'abord un sur absentéisme de courtes absences dont chacun savait qu'elles consistait à aller à la plage ou faire son jardin

guerby 08/11/2005 23:27

Hmm, un peu de Monde Diplomatique dans cet article ? Sous le tableau 6 il y a une précision sur les données francaises qui datent de 1988 vs les autres de 10 ans apres "ce qui limite sérieusement la portée de la comparaison" (je cite).

:)

Un indicateur à considérer selon moi est la productivité horaire (contractuel et non effectif) qui permets de faire la différence entre j'ai un mal de crane pas possible et je reste chez moi et je me soigne, donc journée maladie vs je vais au boulot et je ne fais rien, donc pas de journée maladie.

Laurent