Climat

Publié le par verel

Nos journaux sont pleins ces derniers temps de menaces pour l’avenir du monde :

 

 montée du Sida en Afrique et multiplication des orphelins qui grandissent comme ils le peuvent,

 

complexité de la Chine confronté à la montée des inégalités, au vieillissement, à la surconsommation des matières premières, aux risques industriels, dont on se demande comment elle pourra accoucher d’une démocratie,

 

expérience de laboratoire sur les conséquences dramatiques d’un surcroît de mâles pour la survie d’une espèce quand l’Inde et la Chine sélectionnent les garçons et suppriment les filles

 

Pénurie de pétroles quand les réserves les plus fortes coïncident avec les foyers islamistes

 

 

 

et bien sûr le réchauffement de la planète.

 

On aimerait ne pas croire les discours extrémistes des écologistes. Après tout, on les a entendus reconnaître s’être trompé dans l’affaire de la plate forme Shell, ou crier aux risques de refroidissement il y 20 ans quand les dérivés chlorés ou fluorés menaçaient la couche d’ozone.

 

Et si les courants qui forment le Gulf Steam diminuent, les conséquences qu’imaginent certains ne sont pas sûres.

 

Cependant, les probabilités d’un réchauffement durable et générateur de catastrophes sont suffisamment élevées pour mériter une réduction radicale des gaz à effet de serre.

 

Certains considèrent que cette réduction est en Europe incompatible avec la croissance

 

Je ne les suis pas sur ce terrain, au contraire.

 

D’abord parce que l’essentiel de la croissance se fait sur les servies, activités généralement moins polluantes (à l’exception des transports). Il y a belle lurette que la croissance ne se traduit plus par une forte augmentation de la consommation de tonnes d’acier.

 

Ensuite parce que la croissance est synonyme d’innovation et que c’est par celle-ci qu’on pourra développer des moyens efficaces pour dépenser mieux. La baisse de 1litre au cent de consommation de gaz oïl sur les voitures équipés de l’injection électronique vendue par Bosch (mais inventée parait il par Fiat) en est un des plus beaux symboles

 

Enfin, parce que c’est dans une dynamique de développement et de changement, qu’il est le plus facile de changer les comportements (par ex ceux qui ont conduits à reperdre le litre gagné dans la climatisation !) et de renouveler des équipements (logements par ex) peu performants pour les remplacer par d’autres moins gourmands en énergie

 

 

 

Oui la science peut aider l’Europe à faire face à ce défi, et lui donner le moyens de transférer des pratiques plus efficaces sur d’autres continents

A condition qu'on lui consacre les moyens suffisants.

Publié dans Organisation de l'Etat

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