Croissance ?

Publié le par verel

Les résultats du dernier trimestre 2005 en terme de croissance sont une mauvaise nouvelle pour notre pays même si  le premier ministre veut nous convaincre qu’ils ne condamnent pas la reprise en cours et ses prévisions pour 2006.

 

J’avais fait le pari ici, d’une ferme reprise pour l’année 2006, quelques semaines avant que les journaux en parlent, sur la foi de quelques indices, en particulier allemands. Faut il y renoncer ? C’est sans doute prématuré, mais le doute est évidemment permis.

 

De Villepin invoque le chômage technique dans les usines Renault et Peugeot pour expliquer ce résultat inattendu. Il est vrai que l’automobile, qui représente environ 10% de la production industrielle est un bon indicateur de l’état de santé de notre économie. Au début des années 80, les producteurs français avaient perdus environ 10% de parts de marché dans notre pays. Alors qu’on ne donnait pas cher de leur avenir, on les a ensuite vu reprendre du poil de la bête, au point de paraître mieux résister à la concurrence » que leurs émules allemands. Ils bénéficient également de patrons de talent. Les victoires obtenus dans les championnats du monde de formule 1 ou de rallye en 2005 sont là pour en témoigner

 

Mais il est possible que cet embellie de deux des fleurons français ne cache la réalité d’une économie qui n’arrive pas à se renouveler.

 

Dans ses deux dernières chroniques dominicales, Eric le Boucher montre à quel point la France manque, en comparaison de l’Allemagne, de PME dynamiques. L’une des conséquences en est l’évolution des exportations : celles de la France ont doublé depuis 1994 mais pendant la même temps, celles de l’Allemagne ont triplé. Le décrochage est particulièrement net à partir de 2001.

 

La France continue d’attirer les investisseurs, mais certains ont alerté sur le fait que les achats étrangers visaient plus à acheter des parts de marché qu’à développer des entreprises exportatrices. C’est peut être aussi cela que l’on paye aujourd’hui.

 

Le manque d’entreprises moyennes était déjà signalé comme un problème de notre pays il y a 30 ans dans un rapport remis par le Boston Consulting Group. Mais les politiques économiques de nos gouvernements successifs n’ont pas permis de trouver une solution durable. Il est temps d’en changer.

Publié dans Economie

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