Journée de la femme

Publié le par verel

Il y a le 8 mars une journée de la femme. Mais il y a aussi tous les jours la double journée des femmes. Et le décompte en jour du temps des cadres participe au système qui freine les promotions féminines.

 

La double journée des femmes, au travail puis à la maison, tout le monde connaît. Mais peut être n’a-t-on pas été assez attentif à ce qui se jouait dans la loi dite Aubry 2 (une femme pourtant) pour la carrière des femmes.

 

En reconnaissant que le temps des cadres ne peut se compter en heures, le législateur a certes pris en compte une réalité générale, celle d’une frontière de plus en plus flou entre temps de travail et temps de loisirs, à l’heure des déplacements nombreux, du téléphone et de l’ordinateur portable.

 

Mais il a aussi avalisé une pratique bien française celle là, celle d’une pratique extensive du temps de travail des cadres, qui conduit à organiser des réunions à 19 heures et à trouver normales des journées de 10 ou 12 heures. C'est-à-dire à privilégier un mode de comportement masculin, d’autant plus facile qu’on met les pieds sous la table en rentant à la maison et en adressant un bonsoir distrait à ses rejetons. Au détriment d’un modèle  comportement généralement féminin, reposant sur une vision plus intensive et organisée d’une journée de travail plus courte, avant de courir pour relayer la nounou ou préparer le repas du soir pour ces chères têtes blondes

Publié dans Organisation de l'Etat

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Verel 09/03/2006 17:56

C'est bien parce que tous les hommes ne se comportent pas ainsi que j'ai parlé de comportement "généralement" féminin
Mais de fait, la loi contribue à permettre que le partage des rôles sexiste  se traduise dans l'entreprise au détriment des femmes

Cyrille 09/03/2006 08:25

Euh là, je suis un peu en désaccord.Le rythme de traval des cadres n'est pas seulement un problème pour les femmes, c'est un problème pour tous ceux qui veulent s'impliquer dans leur vie familiale, homme ou femme, car cela s'oppose à la nécessité de rentrer à des heures raisonnables pour partager du temps avec les enfants.Supposer que c'est forcément la femme qui est dans ce cas, c'est supposer que c'est son rôle exclusif à elle de torcher les mômes et de faire la cuisine. C'est supposer que l'homme a une relation forcément plus distante avec ses enfants. Je dis pas, c'est *souvent* le cas, mais c'est anormal.Bref, dire que le législateur, par cette mesure, a freiné les promotions féminines, c'est un peu un raccourci. Ce qui les freine, c'est à mon avis plutôt le partage des rôles sexiste dans les couples dans la société française.