S'engager maintenant!

Publié le par verel

Dans 10 mois nous allons voter pour les présidentielles. Les législatives vont suivre dans la foulée. Ces élections vont engager notre pays pour 5 ans. Dans une situation qui vire lentement au cauchemar, les débats ne semblent pourtant pas aborder les questions les plus importantes. Et nous risquons forts de nous retrouver le soir des scrutins avec une gueule de bois, comme en avril 2002.

 

Un pays qui s’enfonce lentement dans la crise.

 

Les événements que nous avons connus récemment (vote non au référendum, crise des banlieues, crise du CPE) sont l’expression d’un malaise grandissant dans notre pays, qui est la conséquence de notre situation économique, sociale et démocratique.

 

Nous connaissons depuis 25 ans un chômage massif, qui gangrène le corps social et frappe en priorité les plus faibles. Ce n’est pas une fatalité : nos voisins qui ont connus la même situation sont en train d’en sortir les uns après les autres. Nous voilà bientôt les derniers en Europe de l’Ouest (seule la Grèce fait pire que nous)

 

Notre pays s’endette, contrairement là aussi à ses voisins. Les déficits publics sont proches du maximum tolérable : nous en sommes au point où des dépenses utiles commencent à être supprimées, où les mécanismes de protection sociale, en particulier les couvertures santé et retraites sont menacées. Et ce n’est pas un problème de droite ou de gauche. Le rapport Pébereau, réalisé par des personnes issues d’horizons divers, montre que, sans réformes profondes, nous n’aurons plus les moyens de financement nécessaire. Et sans financement, « les acquis sociaux » ne sont que des chèques en bois.

 

Si le gouvernement issu des urnes l’an prochain ne met pas en œuvre les actions nécessaires, notre pays se retrouvera en 2009 ou 2010 dans une situation financière intenable, avec une forte dérive de sa dette et de ses déficits. L’Allemagne, qui a entamé depuis 2 ans sont redressement et qui commence à en recueillir les fruits (ses exportations explosent et son chômage diminue nettement), ne sera plus là pour nous protéger. A ce moment là, la situation sera probablement explosive.

 

Les jeunes générations sont déjà les grandes perdantes de la situation. Elles connaissent la précarité, le chômage, le déclassement. 64% des jeunes fonctionnaires sont recrutés à un niveau inférieur à celui de leur formation initiale.

 

Une classe politique qui reste sur des schémas anciens. Malgré ce cauchemar que les français ressentent de plus en plus dans leur quotidien, la classe politique continue à faire comme si le monde n’avait pas changé, à faire des promesses dont chacun comprend bien qu’elle ne pourra pas les tenir. Pire, elle semble parfois essentiellement préoccupée par le maintien de ses avantages. La scène politico médiatique ressemble de plus en plus à un théâtre d’ombres, coupé de la réalité.

 

On en est arrivé à ce que 69% des français interrogés ne fassent plus confiance ni à la droite, ni à la gauche pour gouverner ! Dans ces conditions, n’importe quoi peut arriver en particulier une ou deux présences indésirables au deuxième tour des présidentielles.

 

Il faut s’engager !

 

Ce rejet des solutions proposées par les partis qui se sont succédés au pouvoir depuis 30 ans favorise les extrémistes. Mais il y a aussi de nombreuses personnes, profondément démocrates, qui ont conscience de la gravité de la situation. Ce sont ces personnes qui doivent s’engager. J’en connais de nombreuses qui ont adhéré récemment à l’UMP, au PS ou ailleurs, avec la volonté de promouvoir le changement en interne. Connaissant le fonctionnement de ce type de machine, je crains que leur combat ne soit perdu d’avance, mais j’espère qu’il ne sera pas inutile !

 

Le système électoral français (renforcé par le mode de financement des partis), favorise outrageusement les partis en place et bloque toute chance d’émergence d’une autre force. Les médias ne s’intéressent qu’aux petites phrases et aux jeux politiciens, en se désintéressant des enjeux. Pourtant, la situation est telle, le rejet de la classe politique est si fort, que la remise en cause de ce système devient possible. Regrouper des milliers, des dizaines de milliers de personnes autour d’un discours d’avenir, obliger le monde médiatico-politique à en tenir compte,  devient non seulement indispensable mais possible.

 

Il se trouve que nous avons la chance d’avoir une personnalité politique qui porte ce discours et dont le parcours a prouvé les capacités.

 

Le discours de Christian Blanc (voir les vidéos du meeting du 1er juin sur le site d’Energies2007) nous change radicalement de ce que nous livrent nos politiques au fil des jours.

 

D'abord parce qu'il parle quasiment exclusivement du contenu de ce qu'il souhaite pour notre pays et non des questions politiciennes qui font les délices des journalistes.

 

Parce qu'il parle de l'intérêt général au lieu de verser dans le clientélisme

 

Ensuite parce qu'il nous donne des clés de compréhension du monde qui nous entoure, tant du point de vue économique que géopolitique, ce qui lui permet de proposer des actions structurantes touchant l'organisation de l'Etat comme les priorités dans l'affectation des dépenses réellement conçues pour préparer notre avenir.

 

Enfin parce qu'il ce centre sur un nombre très limité de sujets, ceux qui vont permettre de remettre notre pays dans la réalité du 21ème siècle et non dans celle du 20ème (voire du 19ème!) :

 

                           la question du système économique (pour créer massivement des emplois et de la richesse),

 

                           celle de l’organisation de l’Etat (pour supprimer les déficits et conserver nos solidarités)

 

                           celle de notre démocratie même

 

Pour que ces propositions pèsent, il faut que chacun se décide à agir.

 

Apportez votre soutien à Energies2007

 

Signez la pétition sur le cumul des mandats

 

Rejoignez le groupe local le plus proche

 

Participez au lancement d’un nouveau groupe local

 

Nous étions 550 à la Mutualité le 1er juin. Nous devons être 3, 5, 10 fois plus nombreux dans 3 mois. Et des dizaines de milliers à la fin de l’année. Alors, de nouveaux possibles s’ouvriront pour notre pays.

 

Mais c’est dès maintenant qu’il faut s’y mettre. Et pourquoi pas tout de suite ?

A moins de  préférer attendre patiemment l’explosion?

Publié dans Politique

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Verel 22/06/2006 22:18

80% des députés ont un mandat local (c'est une spécificté française). Cela n'empêche manifestement pas la coupure entre la classe politique et la population
Cela empêche par contre les députés de faire correctement leur travail!

Jacques 22/06/2006 15:17

En supprimant le cumul des mandats, vous aggravez la coupure entre les politiques "nationaux" et le terrain.
Il vaudrait mieux "aménager" le cumul des mandats.

Jacques Heurtault 19/06/2006 23:21

Les circonstances ne m'ont pas permis de me rendre au meeting le 1er Juin alors même que j'avais pris les dispositions pour m'y rendre.Les vidéos m'ont permis de me rattraper. Ellles ne se perdent pas dans un verbiage politicien. On y parle de stratègie, pas des "affaires" élevées au rang de problèmes primordiaux ... Je trouve ça très bien. Les chiffres fournis sont éclairants.Même si Chritian Blanc, que je respecte profondément, n'a pas le tempérament d'un homme politique en campagne, il peut, il doit apporter sa vision des choses. Il est essentiel que la thématique de la campagne qui s'annonce soit axée sur la prise en considération de l'approche défendue par Christian Blanc.

Julien Tolédano 19/06/2006 07:49

Toujours "Christian Blanc","Christian Blanc"',"Christian Blanc":il y a un ensemble de blogs qui répète cela pour faire de la publicité à cette homme...on finit par se poser des questions sur l'intérêt de ces articles...

Authueil 16/06/2006 11:06

Blanc, c'est une nouvelle tentative de nous jouer "l'homme providentiel". Je n'y vois rien de nouveau dans sa posture et ses propositions, ni sur le fond, ni sur la forme. Désolé Verel de doucher un peu votre enthousiasme.