Vive le foot 2

Publié le par verel

Les matchs France Brésil sont vraiment un plaisir à voir pour le très peu passionné que je suis : l’ouverture du jeu donne plus de spectacle, et ce qui ne gâche rien, la France gagne. Le match d’hier ne valait pas celui de 1986, le plus beau que j’ai jamais vu (il est vrai que j’en regarde peu), mais il n’était pas déplaisant !

 

Quel impact cela peut il avoir en dehors des initiatives de quelques uns ?

 

On se souvient que la victoire de la France en coupe du Monde en 1998 avait été considérée comme un élément important de la croissance qui a marquée notre pays à la fin des années 90. Le foot a t’ il des conséquences majeures sur les cycles économiques ?

 

Bien qu’on sache l’influence du moral des ménages sur la conjoncture, je vais ici essayer de montrer pourquoi j’estime que la soit disant influence du Mondial de 1998 relève plutôt de la fable, en m’appuyant sur deux arguments simple

 

D’abord, le fait que la croissance de la fin des années 90 a touché tous les pays européennes comme on peut s’en convaincre en lisant les statistiques européennes sur l’évolution du PIB.

 

La conjoncture dans notre pays influe sans doute aussi celle de nos voisins, mais de manière évidente pas à ce point et pas sans décalage: c'est en 97 que la croissance décolle dans l'ensemble de l'UE

Ensuite le fait que la reprise était déjà là, comme on peut le voir sur le graphique qui donne l’évolution de l’emploi salarié privé.. A partir du point le plus bas fin 1993, il a commencé à augmenté doucement, au rythme d’environ 150 000 emplois supplémentaires par an. A partir de la mi 1997, le rythme s’accélère nettement : 422 milliers d’emplois supplémentaires entre la mi 97 et la mi 98. Puis 294 milliers dans les 12 mois qui suivent le Mondial. On pourrait en fait parler de ralentissement !

 

En réalité, il y a eu coïncidence entre la victoire du Mondial et le moment où les français ont pris conscience d’un phénomène commencé 1 an auparavant.

 

Et on notera que Chirac a eu la grande habileté de dissoudre l’Assemblée Nationale juste avant que la courbe s’infléchisse, pour mettre de son coté tous les atouts pour perdre. Et qu’il a renouvelé l’opération avec succès pour le référendum

Publié dans Economie

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brigetoun 02/07/2006 21:09

j'aurai tendance à penser que les considérations sur les bienfaits d'une victoire, comme les considérations sur l'exemplarité supposée de la composition de l'équipe, sont légèrement futiles, la principale vertu étant celle des antiques jeux du cirque. Ne pas oublier le pain

Daumont Jean 02/07/2006 16:53

Il faut prendre les Français comme ils sont : fantasques en politique comme ils le sont pour le football... Mais le rapport entre les deux est pour le moins incertain :
   - Sur un plan "rationnel", il n'y en a apparemment aucun, ou alors ce peut être qu'une coîncidence... Qui oserait dire par exemple que la (petite) baisse du chômage officiel est liée à la réussite "balle au pied" ?
   - Sur un plan "irrationnel, pourquoi pas ? Rien n'allait plus, tout était morose... et en deux coups de pied et une bonne tête, tout redevient (pour un temps...) merveilleux...et les blacks-blancs-beurs entonnent la Marseillaise...
   Et si les Français allaient tout simplement du rationnel à l'irrationnel, et inversement ?... Une statistique récente ne révélait-elle pas que 80 % d'entre eux étaient pessimistes pour la "politique", c'est-à-dire "pour les autres", mais que 80 % étaient optimistes "pour eux-mêmes"...Alors ? !