Moderniser la France

Publié le par verel

Koz, le premier, avait été alerté par un entrefilet dans le Figaro, puis un article dans les DNA. Une pleine page dans l’Express sur les nouveaux mousquetaire lui avait échappé. En attendant que Le Monde se décide à diffuser le texte, nous restions l’arme au pied. Et puis, aujourd’hui c’est fait, le texte est paru, dans le Monde et sur le Pourquoi Pas notamment.

 

 3 Elus, appartenant à trois formations différentes et signant un appel commun pour que le débat électoral qui s’annonce prenne en compte la situation de la France ce n’est pas banal. Leur proposition de s’appuyer sur le rapport Pébereau « audit de la dette publique » comme base préalable commune était facilitée par la composition de la commission Pébereau, réunissant des personnes issues de la gauche comme de la droite.

 

Chacun de leur coté, Jean Marie Bockel (dans l’Express) et Alain Lambert (sur son blog) affirment qu’ils soutiendront leur candidat naturel, S Royal pour le premier, N Sarkozy pour le second. N’empêche que c’est à une coalition à l’Allemande que semble appeler leur texte.

 

 

Les citoyens vont-ils suivrent cette initiative à la fois courageuse et sans précédent ?

 

Ils peuvent en tous les cas montrer leur soutien à l’action de Christian Blanc, moyen simple de signifier aux politiques traditionnels qu’ils devraient écouter ces nouveaux mousquetaires

Publié dans Politique

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Charles ANDRE 13/07/2006 12:02

ponolive,relisez ce à quoi répondait Verel : de l'électoralisme assumé par Julien Tolédano.

autourdesmatins 11/07/2006 09:06

@ Charles-André :
 je ne dis pas qu'il n'y a pas urgence, je dis seulement qu'il existe aussi un danger à paniquer. Ces simples mots sont ils seulement audibles ?
A force de dire aux gens qu'ils n'ont pas d'avenir, ne vous étonnez pas que vos réformes de structures fassent pschitt. Quant aux catégories stigmatisée par ce discours, je faisais allusion à la fonction publique, chauffée à blanc, déroutée, où se multiplient des syndicats aussi apolitiques que catégoriels et donc extrêmistes.
@ Verel :
Votre commentaire n°12 me scie. Si toute position dissidente à la vôtre n'est forcément qu'électoraliste et "détestable", la démocratie a du chemin à faire.

Julien Tolédano 10/07/2006 21:21

Verel,
Vous avez mille fois raisons de dire cela.Mais j'ai eu la franchise de vous dire ...Les Socialistes ne vont pas à la fois axer leur campagne sur la sécurité et sur la réduction de la dette publique(il y a aussi le problème des déficits).Sinon,où serait le clivage avec nos adversaires?
Voulons-nous,nous aussi,des campagnes éléctorales comme celles du Canada,où les deux coalitions en présence s'écharpent sur des questions sociétales et sur l'opportunité d'un métro?
Nous avons déjà cela en France au niveau local alors essayons de conserver,au moins pour 2007,une divergence programmatique bien nette,quitte à s'atteler plus tard,selon notre manière et nos méthodes,au problème de l'endettement,qui est très lié au niveau de croissance...

Verel 10/07/2006 20:46

Ne pas parler d'un problème pour pouvoir gagner les élections, c'est une des choses détestables en politique
Parmi les auteurs du rapport Pébereau, il y avait plusieurs hommes ou femmes de gauche, en particulier l'économiste et ancienne tête de liste du PC, Philippe Herzog
Une fois élus, vous irez expliquer qu'il n'y a plus de sous dans les caisses et qu'on ne peut donc pas tenir les promesses!
Et après on s'étonne que les français n'ont plus confiance dans les politiques!

Charles ANDRE 10/07/2006 16:45

On voit que tu ne vis ni en Argentine ni en Bolivie, surtout dans les couches populaires, pour conclure de la sorte...En ces pages, Verel reprenait le baromêtre CEVIPOF pour souligner que la dette était le souci n°4 des Français, bien avant l'immigration par exemple, si je me souviens bien...JT, relis Daniel Cohen et la dette (à propos des crises financières internationales et de l'équivalence néo-ricardienne) qui ne partage apparemment pas la tranquillité d'Elie. Ce n'est pas le stock de la dette qui est alarmant. C'est sa dynamique.Je m'alarme d'autant plus quand je lis certaines personnes oser écrire qu'il n'y a pas urgence.Mais au moins tu es honnête en avouant que c'est pour des raisons électoralistes que la gauche ne devrait pas s'emparer de ce sujet, à laisser aux pères fouettards de droite...La responsabilité est pourtant selon moi une valeur très à gauche. Par exemple ne pas léguer un pays surendetté à ses enfants, c'est faire preuve d'un minimum de solidarité.

Julien Tolédano 10/07/2006 15:08

Je souhaite que le candidat socialiste ne parle pas dans sa campagne de la dette publique.Laissons ce sujet à ceux qui viennent immédiatement à droite de nous,et qui en font un de leurs raison d'être...
Ce n'est pas que le problème ne mériterait pas d'être posée mais pas en les termes que Charles André(et bien d'autres que lui)utilisent,c'est à doire:l'urgence!l'urgence!l'urgence!(comme hier,on criait l'Europe,l'Europe...
Je n'ai pas envie d'être pernicieux et de dire ce que je pense dans le fond de ses sujets:on m'accuserait de faire de mauvais procès aux entreprises.Donc je m'abstiens...
Mais,centristes et libéraux,sachez une chose:la rhétorique de la dette faramineuse,ainsi que des retraîtes(qu'on ne pourra plus financer,etc...ne touchera jamais la population,qui ne se sent pas-dans sa généralité-concernée,qui en conséquence ne votera pas massivement pour vous.
D'autre part,il faut lire Elie Cohen et d'autres,pour comprendre que la situation n'est pas "urgente",qu'elle est soutenable,qu'elle ne s'est pas tant aggravée que cela,qu'elle n'est pas forcément signe de mauvaise santé de notre économie,que les risques de "default" en France sont inexistants.Qu'on se le dise!:des pays comme l'Argentine ou la Bolivie ont connu des taux d'endettement publics qui égalait les 300% du PIB.Sont-ils morts?Ont-ils vu l'espérance de vie diminuer de 10 ans?Le malheur public durer plus de quelques semaines?La réponse est non,et beaucoup parmi vous ne veulent pas le voir...

Charles ANDRE 10/07/2006 14:39

Quelle population est ici stigmatisée?Quand vous êtes malade, attendez-vous de votre médecin qu'il vous dise que tout va bien? Pour accepter un traitement vigoureux, il faut connaître la criticité de son état.

ponolive 05/07/2006 11:58

Laissez les scandales de côté, Charles André ! Plus sérieusement, je vous rejoins lorsque vous rappelez le rôle que pourrait avoir la BCE et qui n'est pas entre nos mains. Je vous rejoins aussi lorsque vous parlez d'auditer les dépenses pour mieux affecter les ressources. Je vous rejoins également lorsque vous rappelez les raisons de la discipline budgétaire. Mais on ne construit pas un pays en stigmatisant une partie de la population, souvent modeste de condition, consciencieuse dans l'exercice de son travail, ni en fragilisant ce qui l'a construit (un certain rapport à l'état), ni en affolant sa jeunesse à grands coups de retraites qui ne seront pas payées, de dettes insurmontables, etc. C'est contre productif, un entrepreneur ne le ferait pas. En tout cas, pas moi.

Charles ANDRE 05/07/2006 10:39

L'outil monéaire n'est pas entre nos mains mais entre celles de la BCE.Pour mener une politique économique, il ne reste donc que l'outil budgétaire. Or  budget de l'Etat+des collectivités territoriales+des régimes sociaux = les finances publiques.Donc la question des finances publiques est centrale si l'on croit au bien-fondé d'une politique économique.Des finances publiques exsangues=aucune marge de manoeuvre budgétaire=pas de politique économique.Savez-vous que le débat budgétaire, avant la LOLF, ne porte même pas sur 2% des dépenses? Le reste sont les "services votés", reconduits automatiquement chaque année?Vouloir une politique économique, c'est aussi, comme le rapport Pébereau l'a souligné, réexaminer les dépenses pour auditer leur productivité.  Bref revoir le fonctionnement de l'Etat pour dégager des moyens nécessaires, par exemple, à notre cohésion sociale ou la valorisation de notre croissance potentielle par l'éducation et la recherche. Je suis en désaccord profond avec vous, pardonnez mon ton. Je suis scandalisé de lire une personne éduquée tout simplement chercher à noyer le poisson de la dette dans des considérations théoriques ou historiques.

ponolive 04/07/2006 20:50

Charles André, si vous mettez des guillemets, merci de respecter la lettre, et de ne pas me prêter des propos autres que ceux que j\\\'ai tenus, avec nuance d\\\'ailleurs. Par ailleurs, ce ne serait pas mal que vous baissiez d\\\'un ton.  C vous qui voyez.
Verel :
Je confirme qu\\\'un certain catastrophisme des années 80 (que celui-ci concerne la France ou les Etats-Unis d\\\'ailleurs) ne s\\\'est pas trouvé confirmé par l\\\'expérience.
Je ne dis pas qu\\\'il n\\\'y a pas aujourd\\\'hui de problèmes économiques et sociaux, ni même que la dette soit un sujet majeur (relisez svp). Je dis seulement que 1/ ce n\\\'est pas tout et que le déficit de modernité ne sera pas comblé par une politique de rigueur et de \\\'redressement\\\' (de même qu\\\'il y a une historiographie, il devrait y avoir une éconographie !) 2/ que ce qui remboursera la dette, c\\\'est une attitude plus de conquête et de valorisation que d\\\'épargne, de repli et de terreur budgétaro-retraitale, et que de ce point de vue la crise est beaucoup plus grave que la seule question des finances publiques. La politique économique ne se résume pas aux finances publiques, pardonnez cette évidence.