Berlin: impression de voyage

Publié le par verel

Il parait que Berlin devient une destination à la mode. Je n’y ait pourtant guère vu de touristes à l’occasion de ce long week-end en couple pour fêter nos trente ans de mariage. Il est vrai que ce n’était pas vraiment la saison. Pourtant j’ai quitté et retrouvé la France sous la pluie, alors que j’ai trouvé et quitté Berlin sous le soleil (avec il est vrai du temps plus maussade entre temps mais ni pluie, ni neige, ni gel).

Dans l’avion d’Air France, les annonces sont en français et en anglais, alors que les allemands représentent probablement la moitié des passagers. Quand le règlement prend le pas sur le sens commun…

Il n’y a pas de métro ou de train depuis l’aéroport et nous prenons le bus. La ville compte pourtant un réseau important de métros, de RER (des trains à quelques mètres de hauteur, un peu comme les lignes 2 et 6 à Paris) et plusieurs tramways, pour une ville de plus de trois millions d’habitants, assez étendue. Nous avons pratiquement toujours eu une place assise, et il est fréquent de voir des passagers avec leur vélo : il y a la place pour cela. Nous commençons la visite par la porte de Brandebourg, le Tiergarten (un petit bois de Boulogne) et le Reichtag. Très peu de voitures dans de larges avenues. Il est vrai que nous sommes en réalité à l’écart de la ville, mais nous y verrons très peu d’embouteillages.

            Ce mois de décembre est la période des marché de Noël . Il y en a plusieurs dans le centre ville, et c’est vraiment la grande foule. Florence, une étudiante française avec qui nous avons rendez vous le samedi soir, nous citera un sondage qui chiffre à 90% la proportion de Berlinois qui en ont déjà fréquenté un cette année. Ces marchés sont composés de petites maisons en bois, ouvertes sur la devanture et abritant divers commerces : jouets, vêtements, bibelots, spécialités culinaires etc.

Les rues sont propres, même s’il traîne quelques emballages ou mégots ici ou là, même à coté des marchés. Il n’y a pratiquement pas de mendiants et je n’ai vu aucun clochards, si nombreux dans certains coins de Paris. Comme nous le fait remarquer Florence, les Berlinois ne sont pas stressés mais très aimables. Berlin n’est pas une ville d’affaires comme Francfort ou Munich.

La ville comporte peu de bâtiments chargés d’histoire comme d’autres capitales européennes : elle ne date que du treizième siècle et les bombardements de 44/45 ont beaucoup détruits. Nous voyons le plus important en 3 jours en ayant visité quelques musées.

A la sortie du musée de l’histoire,, pendant que ma femme va voir un marché d’artisanat, j’écoute des joueurs de flûte indienne (une musique d’Amérique du Sud, et un déguisement d’indiens d’Amérique du Nord !!). Un joueur de bonneteau ( ce jeu avec trois boîtes où il faut trouver laquelle cache la boule que le joueur fait circuler à toute vitesse entre ses boîtes) s’installe ) à coté de moi. Très vite un couple , puis un autre, s’approchent. La femme du premier couple parie, gagne, perd, puis gagne et reperd. L’autre couple joue à son tour. Les paris se font à 50 euros. J’imagine que le premier couple est complice et je me demande si le second ne l’est pas aussi. Au bout de 10 minutes, le joueur remballe son petit tapis et ses petites boîtes. Cinq minutes après, il s’installe de nouveau un peu plus loin, et les deux couples le rejoignent : il y avait bien 4 complices. C’est dur de créer l’attroupement !

            Il traîne dans l’air une très légère odeur que ma femme et moi reconnaissons bien : on brûle du charbon dans la région ! Il est vrai que cela reste une source d’énergie importante en Allemagne. Justement, dans un autre musée, je vois un vieil exemplaire du Spiegel, datant de mars 1981 et titrant sur les forets en train de mourir à cause des pluies acides. Apparemment, il n’en est plus question, la lutte contre la pollution au soufre a du être efficace. Si on est pessimiste, on en déduit que nous passons notre temps à créer de nouveaux dangers pour la planète, si on est optimiste, qu’on arrive à progresser sérieusement pour traiter ce genre de problèmes !

            Mais le week-end se termine. Il faut abandonner Emmanuelle Béart, qu’on voit partout sur des affiches pour de la lingerie féminine, Retour à domicile pour virer les plus de 200 spams qui se sont accumulés entre temps !

            Bientôt, un article sur le mur !

Publié dans International

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locke 11/12/2006 19:18

Pour les annonces d'air france en anglais et français, je tiens à dire que cet étonnant choix est commun (mais inversé) pour la lufthansa, qui sur Paris-Berlin fait les annonce en anglais et allemand, les hotesses ne parlant d'ailleurs pas français. Pas top pratique :-)Ceci étant, j'ai aussi fait un long week-end à Berlin et j'ai trouvé la ville très agréable.