Histoire allemande

Publié le par verel

Berlin possède un musée d’histoire fort intéressant. On y trouve à l’entrée une carte de l’Europe qui présente en animation l’évolution des frontières depuis 2000 ans. On y trouve aussi des objets, des textes ou des tableaux représentatifs des différentes époques de l’histoire de l’Allemagne, des germains jusqu’à la chute du mur, en passant par l’empire carolingien, le Saint Empire Romain Germanique, Luther et les guerres de religion, la révolution française et l’unification de l’Allemagne. On passe d au 20ème siècle en redescendant du 1er étage au rez-de-chaussée.

On y apprend par exemple que la  population a baissée de 40% (de 17 à 10 millions) pendant la guerre de 30 ans (1618 / 1648) ce qui donne une idée des dévastations de l’époque. Le 17ème siècle connaîtra aussi la guerre menée par Louis XIV, prétendant pour sa belle sœur l’héritage de l’électeur Palatin, mort sans héritiers. La France en a gardé la chanson des dragons de Noailles :

Ils ont traversé le Rhin, avec Mr de Turenne…..

Ils ont incendié Coblence, les fiers dragons de Noailles

Et pillé le Palatinat, ils ont incendié Coblence

            Louis XIV a pourtant favorisé l’expansion de la ville de Berlin en révoquant l’Edit de Nantes en octobre 1685 : le prince de Brandebourg invite les huguenots en fuite à se réfugier chez lui. 20 000 d’entre eux rejoignent la province, dont 6 000 à Berlin, augmentant la population de cette ville d’un tiers. Le roi Frédéric 1er édifie sur la Gens d’Armes Markt deux églises jumelles, l’une pour les hughenots français, l’autre pour les protestants allemands. On peut encore les voir au centre ville.

            Entre 1815 et 1914, l’Allemagne vit une période d’expansion continue, qui voit l’unification du pays, le développement de ses industries, la création des premiers éléments de la Sécurité Sociale et les outils de la démocratie comme le Rathaus (l’hôtel de ville) , rose par la couleur des briques comme par celle des élus socialistes, ou le Reichstag, qui abrite le parlement.

            Le 20ème siècle est par contre terrible, avec les millions de morts de la première guerre mondiale (à Verdun et ailleurs), l’insurrection spartakiste de Berlin en 1919, la période d’hyperinflation, l’incendie du Reichstag qui sert de prétexte à l’arrestation des communistes, puis les bombardements de la fin de la 2ème guerre mondiale. Et puis bien sûr, la séparation de la ville en deux, dont on reparlera

Publié dans International

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Adam S. 18/12/2006 11:18

Si ce n'est que l'objectif principal des livres d'histoires (scolaires) est d'inculquer une mythologie commune a toute une collectivité.  En ce sens nous avons probablement beaucoup perdu depuis que nos ancetres ne sont plus les Gaulois.  Il faut craindre que qui trop embrasse mal etreint.

Verel 18/12/2006 07:15

Je partage votre sentiment. La visite de  musée chez nos voisins est à cet égard très instructive car elle montre à quel poit nos histoires s'entrecroisentC'est encore plus vrai dans les domaines techniques et culturels. je me souviens de la visite d'un musée de la technique à Florence qui m'avait marqué de ce point de vue :les objets utilisés venaient de partout en Europe, ce qui montrait à quel point les échanges étaient importants

tof 17/12/2006 22:32

Habitant Strasbourg et travaillant de l'autre côté de la frontière depuis quelques années, je me suis souvent intéressé aux liens qui unissent la France et l'Allemagne, qui pour beaucoup de nos concitoyens se résument à l'opposition datant de 1870 et des années qui suivirent.Afin de faire naître un véritable esprit européen en France, je me demande s'il ne serait pas opportun que les programmes scolaires d'Histoire deviennent un peu moins franco-centrique et plus européanisés. Ainsi, la Grèce est principalement vue comme un des berceaux de l'Antiquité, l'Italie un berceau de l'Antiquité et celui de la Renaissance, l'Angleterre comme l'ennemi héréditaire jusqu'au XXème siècle et l'Allemagne comme celui du XXème siècle. Il faudrait peut-être aborder certaines époques en parallèle sur plusieurs nations (après tout, les mariages entre les cours européennes étaient habituelles - Marie Stuart en est un bel exemple) ou expliquer que le visage moderne de Strasbourg est né pendant qu'elle était capitale du Reichland d'Alsace-Moselle (et non Alsace et Lorraine comme on me l'avait appris) afin de faire prendre conscience à quel point nos Histoires sont liées.Je ne serais pas non plus contre un passage sur l'Andalousie musulmane, où co-existaient en harmonie musulmans, chrétiens et juifs, et l'âge d'or philosophique qu'il représente, ce qui pourrait peut-être à long terme diminuer les tensions entre communautés religieuses (après tout, on parle bien de Charles Martel qui correspond à la même époque).

Verel 17/12/2006 18:49

Je citais la chanson pour donner une idée de ce que pouvait être la guerre à cette époque, qu'elle soit menée par Pierre, Paul ou Jacques

Adam S. 17/12/2006 14:45

Doit on aussi se repentir pour le ravage du Palatinat ou fut ce un bilan globalement positif?