Réformes de l'éducation?

Publié le par verel

Ce soir, je dine avec quelques amis. La discussion arrive sur les réformes à faire dans l'éducation, en particulier dans les collèges et le primaire.L'une d'entre nous pense qu'il faudrait déjà deux réformes s'inspirant d'exemples étrangers

1) donner au chef d'établissement la réelle responsabiliité, avec notamment le choix de son équipe et la responsabilité pédagogique

2) demander aux enseignants de faire l'ensemble de l'eur service au sein de l'établissement pour être à la disposition des éléves

 

Résultats

Aux questions posées aux enfants

       aimez vous venir à l'école

      aimez vous votre (ou vos) professur(s)

les réponses positives sont deux fois plus nombreuses en Angleterre qu'en France

 

Peut être trop simples, ces propositions

et cela ne fait pas appel à des moyens supplémentaires: cela ne peut donc être sérieux!

Publié dans Organisation de l'Etat

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bébert 16/08/2006 12:30

mesurer l'efficacité du système scolaire suppose un mandat précis et des objectifs mesurables ; le demos français charge l'EN de missions mal formulées (car mal pensées, et peut-être pas faciles à avouer) ; en vrac : 1) l'EN devrait être un conservatoire de vertus face à un monde adulte qui se laisse aller. Le Français moyen ne lit pas/n\\\'écrit pas/ne calcule pas ; il regarde TF1 le-mieux-disant-culturel ; il est indiscipliné, irrespectueux de l'autorité ; etc. Le Français moyen demande à l'EN d'enseigner ce dont il ne donne pas l'exemple.
2) l'EN formate le citoyen français du XXIe siècle, forgeant une unité minimale des esprits, donnant des références communes et plus encore une mémoire commune. On y arrive mieux qu'on veut bien le dire
3) (inavouable, mais très réel) l'EN est chargée de justifier à coup de diplômes les privilèges culturels héréditaires - ça au moins ça fonctionne de mieux en mieux !
4) et d'autres encore.
Quant au sondage, qu'en dire ? à un sondage parallèle parmi les adultes (vivez-vous dans un chouette pays ? aimez-vous les autorités ?) on aurait certainement deux fois plus de réponses positives en GB qu'en France. Nos enfants nous ressemblent.
 

Ton voisin 14/10/2005 11:18

Voila une organisation bien française, qu'on retrouve également à l'hôpital, où les principaux acteurs (médecins dans un cas, prof dans l'autre) ne dépendent pas de l'autorité du responsable de l'établissement ni pour être nommés, ni pour être promus, ni pour être sanctionnés (responsable de quoi par conséquent ? ...de trouver des moyens supplémentaires et d'alimenter l'énorme machine administrative pendant que les autres produisent...).

Expliquez cela à quelqu'un dans un autre Pays d'europe ou d'amérique du nord, c'est très simple, il ne vous croiera pas...

Expliquez à un entrepreneur qu'il doit piloter son activité sans pouvoir choisir ses employés, sans pouvoir récompenser ceux qui bossent bien, ou sanctionner ceux qui ne daignent même pas venir bosser, avec des augmentations qui seront automatiques avec le temps, en devant appliquer des règles incohérentes entre-elles qui tombent des ministères toutes les semaines... J'ai essayé avec un copain, il ne m'a pas cru non plus !

Ce type d'organisation est tellement surprenant que je me suis demandé comment notre système avait néanmoins pu fonctionner jusqu'ici, (et plutôt bien puisque son niveau était jusqu'alors unanimement reconnu)

2 éléments de réponse (qui ne nous poussent pas à l'optimisme) :

1) La qualité du système repose principalement sur l'engagement personnel de ceux qui y croient (médecins ou prof) et qui donnent un sens à leur vie, à travers cela (j'ai en mémoire quelques prof exceptionnels, et je connais des médecins dont l'engagement est magnifique). A contrario la dégradation du système est liée à l'augmentation du nombre de ceux qui n'y croient plus ou qui profitent simplement de la rente de situation. Le "responsable" d'établissement n'ayant pas les leviers pour influer réellement sur les uns ni sur les autres...

2) tant qu'il y avait de l'argent et de la croissance, on pouvait se payer un tel système. Les déficits abyssaux qui croissent à une vitesse vertigineuse nous indiquent que cela ne durera pas...


En conclusion, l'hôpital cherche en ce moment à se réformer en mettant "un patron" à la barre des nouveaux pôles de production de soins.
Qu'en est-il de l'école?