Catégories

W3C

  • Flux RSS des articles

 

 

Politique

Samedi 15 octobre 2005

Je suis tombé sur un hors série de Sciences Humaines, concentré à un portrait de la société française en 2005

Un article consacré à la politique signale , dans un livre collectif sur la démobilisation politique  paru en 2005, une contribution de Jean Baptiste Legavre. Celui ci distingue ce qu'il appelle le "jeu" politique  (stratégies de conquête et positionnement des homes politiques) et les "enjeux" (les programmes et les politques publiques). Il constate que les médias s'intéressent plus aux premiers qu'aux seconds.

Une analyse sur le traitement des élections régionales de 2004 montre ainsi la proportion de l'espace consacré aux seuls jeux suivant les journaux:

77% pour Ouest France

88.6% pour le Monde

96.5 % pour Libération 

J'en tire trois remarques;

1) effectivement, les médias survalorisent les petits jeux par rapport au contenu. Arrets sur image le montrait ce dimanche (j'ai malheureusement loupé l'émission)

2) le positionnement régional de Ouest France explique sans doute son plus grand intérêt pour les programmes. Mais les chiffres indiquées ne traduisent ils pas aussi le fait que les exécutifs régionaux ont en réalité peu de pouvoirs. Et si tout simplement, il n'y avait réellement pas d'enjeux?

3) le positionnement des partis est de moins en moins clair; il devient de plus en plus en plus de le définir. Le vote du 29 mai a montré une fois de plus que les fractures essentielles traversaient les lignes droite / gauche et même se retrouvaient au sein des partis. Mais le choc Chirac Balladur, le vote de Maastricht ne l'avaient ils pas déjà montré? Et la contreverse Mitterand/ Rocard n'est elle pas en réalité durable?

 

Pour remobiliser les citoyens (pas seulement quelques militants), une restructuration des positionnements autour des réponses aux problèmes de demain n'est elle pas indispensable?

Par verel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 15 octobre 2005

Dans le hors série de Sciences humaines (je ne l'ais toujours pas fini!), Pascal Perrineau parle (d'après une expression inventée par le sociologue Jean Louis Missika) de  politisation négative. Les Français se positionnent politiquement sur un mode négatif (sans forcément que l'on voie d'alternatives). Cela s'est traduit en 95 par ce que Alain Touraine a appelé les gréves du grand refus, puis dans le vote d'avril 2002 et enfin dans celui du référendum.

Ces "non" ne sont bien sûr d'accord sur rien mais cela reflète le mécontentement général des Français, qui sortent le sortant à chaque élection nationale depuis 1981!

Les hommes politique en ont tiré la conclusion qu'ils avaient intérêt à s'opposer. On voit ainsi Fabius reprocher à la direction du PS de ne pas assez s'opposer. Plus surprenant, on voit Bayrou, responsable d'un parti qui vote à 99%^pour un  gouvernement qui comprend l'un des siens, se positionner en permanence en opposant, et en tirer bénéfice dans les urnes.

Plus surpenant encore (renversant voire ubuesque !), le président du principal parti de la majorité, numéro deux du gouvernement qui plus est, se pose lui même en opposant!

Encore ce dernier a t il le mérite d'essayer de proposer des solutions alternatives ! (du moins les jours pairs, les jours impairs étant destinés à gagner le concours du plus populiste). Mais qui est capable de dire les propositions de Bayrou ou de Fabius pour traiter les problèmes de notre pays? Je ne parle évidemment pas de De Villiers, Le Pen, Besancenot , Bové ou consorts!

Beaucoup de Français attendent un homme politique qui leur propose de regarder les réalités en face et qui ait le courage de s'engager sur des solutions réalistes. Pour l'instant malheureusement, ils ne voient rien venir!

Par verel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 15 octobre 2005

Aujourd'hui j'ai lu (rapidement) les textes des motions pour le parti socialiste

Celle de Fabius mérite analyse:après une introduction prônant un discours de gauche, l'alliance avec la gauche et fustigeant le libéralisme comme les risques de dérive droitière au sein de son parti, on s'attendait à des propositions se démarquant nettement de la motion Hollande

Il n'en est rien, et ce qui régne en mettre, au niveau des propositions, c'est le flou.

Dans ce sens, la proposition la plus révélatrice est celle du SMIC. Il est précisé qu'on peut s'attendre normalement à une évolution de celui ci d'ici 2007,, de 1217 à 1270. Fabius propose de le porter avant la fin de 2012 à un niveau compris entre 1400 et 1500 euros.   (Mais le titre parle de 1500 euros: c'est comme les assurances, il faut aussi lire les lignes en petit)

Pour passer de 1217 actuellent à 1270 fin 2007, Fabius a fait une hypothèse que "le gouvernement le plus réactionnaire depuis 50 ans" ferait des augmentations de 2 % par an: en 2 ans cela donne en effet 1266 euros. Si par malheur, la droite l'emportait, on pourrait imaginer qu'elle garde cette pratique de + 2 % par an. Résultat au bout de 5 ans: 1397 euros!

Le reste du texte est à l'avenant: beaucoup repose sur une hypothètique évolution de l'Europe  par exemple. Pour augmenter le pouvoir d'achat (c'est une des (combiens?) priorités, on convoquera une Conférence salariale avec syndicat et patrons.

Fabius nous prend (et prend les militants ) pour des imbéciles. Il a appris son métier avec Mitterand et espère dépasser le maître. Malheureusement pour lui, il est plombé par une affaire qui lui aliène (peut être injustement d'ailleurs) la confiance des français, et par le sentiment (sans doute plus juste) qu'il n'a pas vraiment de conviction à part celle qu'il mérite les places les plus hautes.

Que l'homme qui au congrès de Metz a attaqué M Rocard par ces mots grandioses "entre le marché et le rationnement, il y a le socialisme" continue à faire des discours ronflant mais vide de sens n'est en fait pas une surprise

Au revoir laurent!

Par verel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 15 octobre 2005

Le maire d'Auxerre a enlevé sa délégation à une de ses adjointes, femme et pas très blanche de surcroit. Certaines élues socialistes s'en sont émues:  l'ex adjointe est passée ce soir sur la 2

Le maire et plusieurs de ses proches expliquent que la mesure se justifie par le comportement agressif de l'élue et son absentéisme forcené aux réunions du conseil municipal (son taux de présence atteint péniblement 10 %)

On ne peut qu'applaudir au comportement de ce maire: enfin, on va exiger que les élus fassent leur travail sérieusement (après tout ils sont payés pour cela).

Et si la grande majorité de nos élus font consciencieusement (ce qui ne veut pas dire forcément bien !) leur travail, il n'y a pas de raison de tolérer des comportements qui déshonorent la démocratie 

Mais on peut aussi se rappeler cette phrase sur la promotion des femmes: la parité existera quand on admettra la promotion d'une femme incompétente

Comme il existe des hommes incompétents mais néanmoins promus, il existe des élus agressifs et absentéistes et néanmoins maintenus dans leur fonction

 

Par verel
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 16 octobre 2005

Ce dimanche, je suis allé voir mes parents et j'ai ainsi eu l'occasion de discuter politique avec ma mère.

Elle est depuis longtemps mon institut de sondage personnel, à elle toute seule, pour sa capacité à refléter l'opinion du moment, à être sensible à l'opinion et à l'air du temps. Elle se situe globalement au centre droit, mais est capable de varier assez fortement

Pour résumer ce qu'elle m'a exprimé, (à son initiative)

Je n'ais plus confiance en Sarkozy, seul le pouvoir l'intéresse

Chirac n'a rien fait

Il n'y a aucun homme politique qui me donne envie de voter pour lui

François Bayrou n'a pas l'envergure d'un chef d'Etat

Même si mon échantillon est peu statistiquement fiable, il me parait toujours autant le reflet des tendances actuelles !

Par verel
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus