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Samedi 15 octobre 2005

Je faisais cet après midi une étude sur des salaires et j'ai voulu faire une comparaison avec le SMIC, à partir des données disponibles sur le site de l'INSEE, c'est à dire de 1998 à 2005

Qu'elle ne fut pas ma surprise de voir que si le SMIC était aujourd'hui au même indice que le salaire ouvrier (lui même supérieur de 10 points au salaire de l'ensemble des salariés), il avait été longtemps plus bas !

Traduction pratique: la gauche a moins augmenté le SMIC que n'augmentaient les salaires ouvriers et la droite a rattrapé le retard pris!

Bien sûr les 35 heures sont passés par là, mais malgré tout !

Qu'en déduire? Que la gauche a voulu diminuer le chômage des non qualifiés, en prenant le risque de ne pas augmenter leur pouvoir d'achat (c'est probable) et que la droite a voulu au contraire pousser les entreprises a monter en qualification et en spécialisation en renchérissant le coût du travail (c'est ce que dit la théorie...)?

C'est à mon avis sur estimer la capacité de vision économique à long terme d'un gouvernement qui a eu trop de ministres des finances successifs pour cela!

Alors , démago, le CHIRAC? Est ce possible?

 

Par verel
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Samedi 15 octobre 2005

Les partenaires sociaux (sauf la CGT) sont en train de se mettre d'accord sur un dispositif destiné à favoriser l'emploi des senors, dont le taux est un des plus bas d'Europe.

Parmi les mesures, c'est celle qui prévoit un CDD réservé aux seniors de plus de 57 ans qui a retenu l'attention du Monde. Le Médef montre une constance rare pour s'attaquer au système du CDI !

Le Médef voulait aussi remettre en cause la dispense de recherche d'emploi dont bébéficient les chômeurs seniors, justement après 57 ans. Cette demande n'a pas abouti. Elle paraissait pourtant cohérente avec la précédente!

Peu de gens savent que notre pays compte plus de 400 000 chômeurs agés, dispensés de recherche d'emploi. Alors que les bénéficiaires du FNE  (dispositif dont la loi Fillon a organisé la disparition d'ici 2008) ne sont que quelques dizaines de milliers.

La réalité est que le patronat veut pouvoir choisir qui il fait ou laisse partir. S'il y a tant de chômeurs agés, c'est aussi que les entreprises multiplient les transactions avec les plus agés de leurs salariés. Ou plutôt avec certains d'entre eux. Alors qu'avec le dispositif des pré retraites, le départ rémunéré était proposé à tous ceux qui avait l'âge requis.

Dans le même esprit, les branches professionnelles négocient la remise en cause d'une disposition de la loi Fillon, qui ne permet pas d'obligé à partir en retraite avnt 65 ans, un salarié ayant le nombre de trimestre requis. Partout où il le peut, le Médef négocie le retour à 60 ans de la limite (la loi permet aux branches de négocier un avenant) en contre partie d'autres mesures.

Dans un pays comme le Canada, une telle mesure (à 60 , 65 ou 70 ans) est considérée comme anticonstitutionnelle car attentatoire à la liberté des personnes.

Par verel
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Jeudi 20 octobre 2005

Eurostat publie une étude réalisée par la Fondation de Dublin

On y lit que 18 des 25 Etats membres disposent d'un salaire minimal national légal (on rapellera que ce n'est pas le cas de la Suéde qui pratique les minimas de branche: ces questions sont l'apanage des partenaires sociaux)

Le plus bas: celui de la Lettonie à 116 euros bruts par mois

Le plus élevé, celui du Luxembourg à 1467 euros bruts par mois

Soit un rapport de 1à 13

Au passage, je m'étonne que ceux qui prônent l'harmonisation sociale et fiscale n'est pas clamé haut et fort qu'il fallait en france rattraper le niveau luxembourgeois au plus vite et monter le SMIC de 20 % !

Par verel
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Samedi 22 octobre 2005

Une discussion récente m'a rappelé une analyse que j'avais fait il y a un peu plus d'un an à partir d'un article du Monde Diplomatique qui m'avait particulièrement indigné par sa mauvaise foi sur un sujet pourtant gràve et qui méritait mieux.

Je profite de l'existence de ce blog pour le partager à ceux que cela peut intéresser!

Le Monde Diplomatique malade de l’idéologie

 Au début de l'été 2004, l'éditorial du numéro de juillet du Monde Diplomatique a porté sur la violence conjugale


Une lecture attentive de cet article d'Ignacio Ramonet fait frémir tant l'auteur accumule la désinformation: affirmation sans fondement reprise sans aucun esprit critique, citation tronquée permettant d'en changer complètement le sens, conclusion en incohérence complète avec les données et explications précédentes, insinuation sans fondement, affirmation en contradiction avec une réalité connue de tous, propositions complètement inadaptées au problème évoqué

Je n'ai pas l'habitude de lire Ignacio Ramonet. Celui ci n'est pas n'importe qui puisqu'il est semble t il rédacteur en chef du Monde Diplomatique et qu'il a même écrit un livre dénonçant la manipulation des médias! Il ferait bien de se critiquer lui même!

Pourquoi tant d'erreurs? Mauvaise foi? Incompétence? Je crois plutôt que notre auteur est complètement aveuglé par sa propre idéologie, au point de ne voir que ce qui correspond à celle ci, et d'écarter tout ce qui irait dans un autre sens
I Ramonet vit dans un monde simple où tout est politique et s'explique par l'influence des méchants patrons américains prônant le libéralisme. Ses lecteurs finissent par croire que tous les ambassadeurs utilisent des domestiques réduits à l'esclavage, que tout est calculé dans l'ombre par des manipulateurs qui utilisent les responsables officiels pour arriver à leurs fins et qu'il suffit de changer le système pour que tout aille mieux Finalement Ramonet raisonne comme Bush: simplement il ne met pas les même acteurs dans l'axe du mal !

 

 

Mes commentaires

 

1)      pour les Européennes de 16 à 44 ans, la première cause d’invalidité et de mortalité avant même les accidents de la route ou le cancer

 

 

Cette phrase n’a pas été inventée par Ramonet, on la trouve sur plusieurs sites, elle est issue d’un rapport de Olga KELTOSAVA au conseil de l’Europe Cette affirmation parait curieuse car  elle donne une importance aux homicides conjugaux qu’on n’imaginait pas et qui ne concorde pas avec les chiffres cités plus bas dans le texte, soit 600 tuées par an dans l’Europe des 15. Et en effet elle est fausse !

D’après une étude de l’INSEE de février  1996, intitulée « mourir avant de vieillir », il est mort, en 1993, 91 femmes sur 100 000 parmi les 25/44 ans et 39 pour 100 000 parmi les 15 24 ans. Cela fait environ 9200 décès pour les françaises de 15 à  44 ans, soit 15 fois plus que les 600 homicides conjugaux européens et surtout plus de 100 fois plus que les 70 à 80 homicides conjugaux français, qui ne concernent pas que des femmes de moins de 44 ans !

En clair, les homicides conjugaux représentent moins de 1% des décès de cette classe d’age et ne peuvent donc être la première cause de mortalité

L’étude de l’INSEE citée plus haut donne comme causes de décès des femmes de 15 44 ans à égalité les tumeurs et les traumatismes (ces derniers étant la cause principale chez les hommes). Parmi les traumatismes viennent en premier les suicides et les accidents de la route, les homicides conjugaux n’étant même pas cités !. I RAMONET aurait pu se poser des questions en lisant le rapport de KELTOSAVA: celui-ci estime à 50 par an le nombre de décès conjugaux annuels pour toute l’Europe, soit moins que le chiffre pour la seule France ! (Comme quoi on peut faire des rapports « légers » au Conseil de l’Europe !)

Il est vrai que les données manquent de cohérence : l’auteur parle dans un premier paragraphe du nombre d’homicides par an et dans un autre du taux d’homicides par million d’habitantes : les chiffres ne concordent pas. Il y aurait environ 100 homicides par an en Espagne et 75 en France : la population Française étant plus importante que l’espagnole, le taux aux millions de femmes devraient être plus faible en France et ce n’est pas ce qui est dit ! De même le pays le plus meurtrier en valeur absolue est de loin l’Allemagne. C’est aussi le plus peuplé mais si on calcule 300 homicides pour 40 000 000 d’allemandes on trouve un taux de 7.5, supérieur à celui cité pour la Norvège censée être en tête.

Bien sur cela s’explique peut être par des critères différents ou une année de référence différente. Le rapport HENRION commence d’ailleurs par expliquer que les données sont difficiles à utiliser  faute de définition commune des périmètres. Et puis pour s’en rendre compte il faut un esprit critique sans à priori…

Mais alors pourquoi insister à ce point ? Car tout est fait dans cet article pour faire comprendre que les homicides sont nombreux (on parle de « dimensions hallucinantes »). Et comme la plupart d’entre nous ont peu de références sur les ordres de grandeur, (qui va calculer qu’il meurt en Europe  une femme toute les 30 secondes ?) on fait appel à l’émotion (un tous les jours etc.) et à la répétition.

En réalité, les homicides conjugaux sont peu nombreux. En France, deux femmes sur 10 000 en sont victimes. C’est bien sur encore trop mais c’est très faible par rapport à d’autres causes de mortalité, y compris dans la cause des traumatismes, comme le suicide ou les accidents de la route. A contrario ; même si les chiffres sont mal connus, 1 ou plusieurs femmes sur 10 (soit 1 000 fois plus) sont victimes de violences conjugales et ceci régulièrement pendant des années. Peut être la banale violence quotidienne n’est t’elle pas assez spectaculaire aux yeux de l’auteur, ne lui permet elle pas d’aller dans le sens de ce qu’il a envie de montrer, n’est elle pas assez idéologiquement correcte !

 

 

2)      En France, selon les statistiques, l’agresseur est en majorité un homme bénéficiant par sa fonction professionnelle d’un certain pouvoir.

Cette idée est issue du rapport HENRION, qui la reprend d’une étude réalisée en 1998(sans plus de précision). Le problème est que Ramonet ne cite pas tout le rapport. Je le reprends donc ci-dessous :

« Par ailleurs, dans une étude réalisée en 1998, un profil des auteurs d'homicide de leur conjointe a pu être précisé : en dehors des cas d'alcoolisme, il s'agit d'hommes psychopathes, ayant une certaine notoriété, bénéficiant par leur fonction d'un certain pouvoir pour lequel le sens de l'autorité est perçu comme une qualité professionnelle de prise de responsabilité. On remarque une proportion très importante de cadres (67 %), de professionnels de santé (25 %), de représentants de l'armée, la police… »

La phrase « en dehors des cas d’alcoolisme «  négligée par Ramonet, est pourtant fondamentale : d’après le rapport, 90% des homicides seraient liés à l’alcoolisme…. Les psychopathes, c’est donc 10% des cas …

Par ailleurs, les chiffres citées sont curieux : les cadres et les professionnels de la santé représenteraient 67 plus 25 soit 92% du total des tueurs psychopathes. Comme il y a en plus les représentants de l’armée et de la police, il ne reste pratiquement plus rien des autres catégories sociales, ce qui parait malgré tout surprenant ! En admettant que les cadres et les professionnels de la santé représentent 20% de la population active, ils seraient 46 fois plus souvent sujet de meurtre conjugal que les autres actifs !

Trois explications envisageables pour cette curiosité :

A : en fait c’est une question de définition, seuls les membres de ces catégories ont été considérés comme ayant du pouvoir et donc pouvant être rangés dans cette catégorie. Mais alors quand il s’agit d’un ouvrier, il s’agirait toujours d’un alcoolique ?

B : le faible nombre de cas permet d’avoir des résultats  peu représentatifs. Apres tout si l’étude porte sur les homicides d’une année et qu’il y en a 90% liés à l’alcoolisme, les autres cas sont une dizaine ! Les chiffres cités sont compatibles avec cette thèse : 67% c’est 2 sur 3, 25 % c’est 1 sur 4. On peut donc avoir un échantillon très réduit par exemple 12

C : en fait il faut lire le paragraphe autrement : parmi les cadres homicides, il y a 67% de psychopathes et seulement 33% d’alcooliques

Mon hypothèse serait que c’est l’explication C qui est juste, la B se rajoutant : si il y a 4% de cadres sur 75 homicides, cela en fait 3. Si 2 sont des psychopathes, cela fait 67% mais on ne peut  évidemment en tirer aucune conclusion (comme disent les statisticiens, l’échantillon n’est pas représentatif).

 

 

En réalité il est probable que les homicides se retrouvent dans toutes les couches de la société. Une étude citée par le rapport HENRION montre qu’il n’y a pas de différence sur le pourcentage de femmes battues suivant le niveau scolaire de celles ci. Mais cette étude porte également sur un échantillon trop réduit pour être probante

L’exemple des Pays Bas est cité dans plusieurs sites mais jamais avec plus de précision qu’ici. On voit sur l’exemple des psychopathes comment on peut déformer une étude en la reprenant partiellement. Et vu la population des Pays Bas, il y a la bas sans doute moins de 20 homicides par an, ce qui ne permet guère de faire des statistiques probantes

 

 

3)      C’est ce système (du patriarcat) qui engendre les violences

On serait tenté d’adhérer à cette remarque tant elle correspond aux idées reçues que l’on peut avoir. Pourtant elle ne correspond pas à  … ce qui est dit précédemment dans l’article ! :

« Cela prouve que ces violences sont le fléau mondial le mieux partagé, qu’elles existent dans tous les pays, sur tous les continents et dans tous les groupes sociaux, économiques, religieux et culturels »

A moins de dire que le patriarcat est un système universel, indépendamment des religions, des cultures, des situations économiques et sociologiques. Doit on alors parler de système ?

Mais plus important car plus lié à des faits, cette autre remarque de l’article :

« Une autre idée reçue consiste à penser que les violences de genre sont plus fréquentes dans les pays « machistes » du sud de l’Europe que dans les Etats du nord »

« des pays dans lesquels, paradoxalement, les droits des femmes sont les mieux respectés, comme la Finlande » ont les taux les plus élevées

En fait l’auteur dispose de tous les éléments pour voir que l’explication par le patriarcat est largement insuffisante. Il en cite une partie mais n’en tient aucun compte. Il est vrai que découvrir que les pays qui ont le moins d’homicides conjugaux sont l’Espagne l’Italie et l’Irlande pose question. Le point commun qui vient à l’esprit c’est que ce sont les 3 pays où l’influence de la hiérarchie catholique restait la plus forte il y a dix ou vingt ans….

Négliger l’influence de l’alcoolisme est également passer à coté d’un facteur important !

 

4)      Cette violence atteint, à l’échelle planétaire, un tel degré de virulence qu’il faut désormais la considérer comme une violation majeure

 

 

Qu’il faille lutter contre la violence conjugale est une évidence. Ramonet  sous entend ici que le phénomène s’aggrave. Il ne s’appuie sur rien pour dire cela

 

5)      Le fait que ces violences se pratiquent au domicile de la victime a toujours été un prétexte pour que les autorités s’en lavent les mains

A lire notre auteur, rien n’est fait dans nos pays européens pour lutter contre la violence conjugale.

Comme il parle essentiellement d’homicides, une lecture rapide pourrait même faire penser que ceux qui tuent leurs femmes ne sont pas poursuivis par la justice en Europe sous prétexte qu’il s’agit d’une affaire privée. Est il besoin de préciser qu’il n’en est rien ?

Mais au-delà, il est bien entendu que la justice condamne les violences conjugales. En France, une loi de 92 reconnaît même le viol conjugal. La seule limite, et bien sûr elle est de taille, c’est que la justice ne peut rien faire si la victime ne porte pas plainte. Peut être Ignacio Ramonet voudrait il supprimer cette limite ? Cela éclairerait singulièrement son idée du fait que tout est politique et de l’absence de sphère privée. Mais après tout, il ne s’agit là que d’un des éléments de base du totalitarisme.

 

 

6)      C’est ce système qui engendre les violences. Et qu’il faut liquider par des lois appropriées

Croire qu’il suffirait  de lois appropriées pour supprimer la logique patriarcale et les violences conjugales est faire preuve de beaucoup d’aveuglement et de naïveté !

Pour reprendre l’exemple cité par l’article, qu’elle loi aurait elle empêché B CANTAT de tuer Marie Trintignant, aurait elle empêché cet été Marc CEDILLON, capitaine de l’équipe de France de rugby de tuer sa femme d’un coup de fusil, avec plus de 2.5 g d’alcool par litre dans le sang ? I Romanet  pense t’il vraiment que dans le régime idéal qu’il rêve d’instaurer la fin de l’oppression capitaliste fera que les gens n’abuseront pas de l’alcool ? Ou pense t’il à une loi pour interdire la vente d’alcool ? On a vu pendant la Prohibition aux USA ou dans la Russie soviétique ce que cela a pu donner !

 

En réalité la lutte contre la violence conjugale s’appuie sur des actions de fond. Par exemple, le fait de former les policiers (et de mettre des policières) pour recueillir les plaintes des femmes battues. Ou de diffuser un numéro vert. Ou d’ouvrir un foyer d’accueil pour les femmes

Il se trouve que j’ai pu connaître de deux cas de femmes battues dans mon voisinage

Dans le premier cas, le mari avait une faiblesse avec l’alcool et la femme n’ayant pu obtenir qu’il se soigne l’a mis dehors et a divorcé

Dans le deuxième cas, c’est la belle mère qui battait sa bru et poussait son fils à en faire autant. Les voisines et amies ont poussé la femme à se défendre ce qu’elle a fini par faire après avoir consulté ses parents (étrangers). Un soir où elle avait été battue, elle s’est réfugié chez sa voisine, a appelé la police et est rentré chez elle pour retrouver ses enfants. Elle a   été accueillie dans un foyer avec ses 4 enfants, on l’a aidé à trouver un emploi, à divorcer, à trouver un appartement etc.

Le problème à chaque fois est que la société n’agit que quand la femme se décide à dire non et à obtenir une protection extérieure. Mais c’est seulement à cette condition qu’elle peut repartir sur de nouvelles bases

 

 

7)      pourquoi ne pas commencer tout de suite par instituer, comme des organisations féministes le réclament, un tribunal international permanent sur les violences faites aux femmes

Encore une proposition particulièrement idéologique et inadaptée au problème !  Constate t’on aujourd’hui que les tribunaux font preuve d’une indulgence coupable envers les maris violents ? I Ramonet n’en apporte pas le moindre élément de preuve.

En fait ce n’est bien sur pas au niveau international qu’il faut agir (au moins au niveau de l’Europe qui est le seul évoqué longuement dans l’article) mais bien sur dans un niveau de proximité, y compris dans l’éducation ( beaucoup de pères violents ont eux même été battus)

 

 

Conclusion

 

La lutte contre la violence conjugale n’aura rien gagné à cet article. Ce n’était peut être pas l’objectif. Moi j’y aurai gagné une conviction : on ne peux absolument pas faire confiance dans ce qui est affirmé par le Monde Diplomatique, malade de son idéologie.

 

Par verel
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Mardi 25 octobre 2005

Il va falloir de nouveau combler le "trou" de la sécu. en réalité, comme le montre le Monde de ce soir, les dépenses de santé rembousées augmentent tous les ans nettement plus vite que le PIB

En 2001 er en 2002 , la différence a atteint 6%, montants record

Fondamentalement, il est asez normal que les dépenses de santé augmentent plus vite que le PIB. Et l'exemple des Etats Unis montre que quand ils payent eux même, les humains font le choix de donner la priorité à ces dépenses. Et le vieillissement de la population ne peut que pousser à des dépenses accrues

Ce n'est pas une raison pour dépenser n'importe comment. Une des conditiions pour conserver les système de financement collectif qu'est l'assurance maladie est de bien en gérer les dépenses. Et dans ce domaine, il y a des efforts à faire, comme l'a montré en 2003 le rapport Gissler sur les dépenses d''indemnités journalières.

Ce rapport a montré que l'accélération des dépenses constatée depuis 1998 s'expliquait pour 60% par le vieillissement de la population (la génération du Baby Booom dépassant la cinquantaine), et pour 40% n'avait pas d'explication

D'autres chiffres donnent à penser :

Le rapport des absences pour raison de santé sur la durée annuelle de travail (tableau 6) est de

2.0 aux USA

3.3 en Belgique

3.7 au Royaume Uni

4.2 en allemagne

5.8 aux Pays Bas

7.2 en France

Par ailleurs, le nombre d'indemnités journalières par salarié est de 9.9 en moyenne. Il existe des disparités selon les départements (tableau 4), qui s'expliquent par les différences de secteurs et de pyramide des âges, sauf dans le quart sud est de la France. Les scores les plus élevés sont atteints par la Corse du Sud (15.1, les Bouches du Rhone(15.4) et la haute Corse (18.0)

A méditer!

Par verel
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