Synthèse
Après avoir qualifié la loi Fillon sur les retraites de socialement injuste, les tenants de la Motion 1 au PS ont accepté, pour réaliser la synthèse, de prévoir l’annulation de cette loi en cas de retour au pouvoir.
Le PS a donc choisi de ne pas regarder en face la réalité du vieillissement de la population, à l’instar du courant NPS qui déclarait dans sa motion que s’est une vraie question, et s’empressait ensuit de s’engager à n’appliquer aucune des solutions imaginables pour la résoudre.
Entre les fonctionnaires, dont cette loi aligne la durée de cotisations sur le privé, et ceux qui ont commencé à travailler à 14, 15 ou 16 ans et à qui cette loi permet de partir en retraite avant 60 ans, le PS a choisi. On se demande en quoi ce choix est un choix de gauche.
Entre la CFDT, signataire de l’accord, seul syndicat Français à avoir plus d’adhérents dans le public que dans le privé et des syndicats (à l’exception de la CGT en réalité très en retrait sur le sujet) qui ne sont réellement implantés que dans le public, le PS a donc choisi.
Le PS se condamne ainsi à n’être plus qu’un parti clientéliste, le représentant d’une minorité.
Ce choix reflète la composition militante du parti. Malheureusement, si beaucoup de fonctionnaires ont un réel souci du service public, si beaucoup font preuve d’une grande conscience professionnelle, leur profession ne les prépare pas particulièrement à comprendre le fonctionnement d’une économie moderne : cela se voit dans les choix du PS.
Les Français seront-ils condamnés à se tourner vers la droite pour rechercher un candidat soucieux de l’intérêt général ?