Statistiques
Le Monde daté de ce jour 3 février, publie en page 10 une brève sur la baisse des suicides en France depuis dix ans. On y apprend que, selon une étude de l’Inserm, le nombre de suicides parmi les jeunes de 15 à 24 ans a fortement baissé, de prés de 40%, passant de 966 en 1993 à 589 en 2002. Celui des plus de 60 ans a baissé également de 15%, celui des adultes de 30 à 59 ans (près de 6000) est toujours aussi élevé en revanche, quand le nombre total reste quasiment stable.
Contrairement à ce qu’on croît généralement, ces statistiques montrent que le nombre de suicides augmente avec l’âge. C’est parce que le nombre total de décès est faible chez les jeunes que…
Mais stop ! Que venons nous de lire ? Forte baisse chez les plus jeunes, baisse chez les plus âgés et stabilité chez les autres, cela fait un total stable ? N’y a-t-il pas un bug ? Relisons plus attentivement !
Non, c’est bien ce qui est écrit ! Ah on donne les chiffres pour le total : le nombre total de suicides est quasiment stable, 12 251 en 1993 à 10 632 en 2002.
Mais cela fait une baisse de 13.2% çà ! Alors, -15% c’est une baisse, -13.2% c’est une quasi stabilité ! Décidément, le Monde m’étonnera toujours !
Ceci dit, la nouvelle est plutôt réjouissante, en particulier pour les jeunes ! A quoi est elle due ? L’auteur, sans doute perdu dans ses raisonnements mathématiques compliqués ne l’explique pas.
Quel est donc ce pays qui part certains cotés bât des records de morosité, qui est le plus gros consommateur d’anti dépresseurs d’Europe, et qui a en même temps la plus forte fécondité et maintenant des suicides de jeunes qui diminuent ?
Il est vrai que, sur la planète, les pays qui gardent une très forte fécondité sont les pays en guerre….