Electorat frontiste
Le Monde reprend dans son édition de dimanche une étude de l’IFOP. L’article est complètement incompréhensible, les chiffres abondamment cités étant différents de ceux qui sont sur le graphique voisin. On comprend que dans le deuxième cas on regarde la proportion de sympathisants du FN dans une catégorie alors que dans le premier on s’intéresse à la proportion de cette catégorie parmi les sympathisants du FN, en comparaison avec son importance dans la population française. Mais même ainsi, il y a des incohérences. Par exemple, le graphique montre que ce sont les communes urbaines de province qui sont les moins favorables au FN, alors que l’article indique que c’est la région parisienne.
. Un petit encart aborde la question des signatures à trouver pour que le leader frontiste participe à l’élection présidentielle. Au-delà du cinéma qu’il va certainement nous faire sur le sujet, on ne peut imaginer qu’il soit interdit de participer par cette procédure. A partir du moment où l’on n’a pas considéré qu’il fallait interdire ce parti, il parait anti-démocratique d’imaginer que celui qui a été au deuxième tour en 2002 ne puisse pour cette raison des signatures participer au premier tour cette fois !
Le risque que le vieux borgne soit à plus de 20% des voix n’est pas négligeable. Il faut donc dénoncer ce que sont réellement ses idées.